Le concert Heez Bus et Asian Dub Foundation affichait complet, ce vendredi 7 aoĂ»t 2004 au Chapito de Saint Leu. Et si la foule s'Ă©tait dĂ©placĂ©e en masse pour le groupe de notoriĂ©tĂ© internationale, la prĂ©fĂ©rence fut nationale et l'on pourrait mĂȘme dire rĂ©gionale...
Une pluie de notes vient Ă©gayer l'obscuritĂ©. Un piano en ouverture, qui annonce l'arrivĂ©e des Heez Bus. C'est parti, le spectacle peut commencer. Du jazz en entrĂ©e, et le public rĂ©alise bientĂŽt que le jazz, c'est aussi le plat de rĂ©sistance. Pour pimenter le tout, un hip hop bien frappĂ©, agrĂ©mentĂ© d'une batterie parfois rock tente de faire prendre la sauce. BĂ©ret, cravate, pour Hugh Coltman, bonnet, baggy pour Spleen, et si le premier excelle dans le RnB, le second s'y connaĂźt aussi bien en rap. Un mĂ©lange subtil pour garder la foule en Ă©veil, en alternant des chants langoureux Ă des titres qui bougent plus. Et puisque l'appĂ©tit vient en mangeant, vous comprendrez aisĂ©ment que l'intĂ©rĂȘt de l'assistance allait grandissant. En dessert, au bout d'une heure de festivitĂ©s, GaĂ«l Rakotondrabe, l'enfant du pays, le petit gĂ©nie du clavier, entame un sĂ©ga bien de chez nous, et le podium accueille alors les pogotteurs du devant de la scĂšne.La salle est pleine Ă craquer. Les spectateurs n'attendent plus que les Asian Dub Foundation. Un de ses membres se ramĂšne alors. Il semble jouer les DJs. Disque aprĂšs disque, la situation ne semble guĂšre s'amĂ©liorer, le public s'impatiente, tout en dansant sur les rythmes ragga qu'on lui propose. Avis mitigĂ© sur le spectacle : bien qu'ils aient rĂ©ussi Ă mettre l'ambiance, les Britanniques ont fait des déçus. Les fans purs s'attendaient Ă retrouver les Asian Dub Foundation tels qu'ils les connaissaient sur leurs albums. Du coup, une moitiĂ© de la salle est partie et l'autre moitiĂ© Ă copieusement siffler le DJ sur scĂšne. Ă la toute fin, ils ne restaient plus que 200 personnes, lorsque le groupe finit ses 2 heures 20 de show, il ne n'a pas Ă©tĂ© rĂ©clamĂ©.
C'est un Chapito dévasté de canettes de biÚres et de papier que le public laissait derriÚre lui et le souvenir agréable d'une bande d'amis qui ont de l'avenir : les Heez Bus.
Ăvelyne Gigan
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