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Crise du logement en Espagne: accord pour que la retraitée expulsée rentre chez elle, selon son avocat

  • Publié le 29 septembre 2026 à 01:30
Des manifestants installés dans un campement pour protester contre les expulsions et la crise du logement, devant le siège de la présidence de la Communauté de Madrid, sur la Puerta del Sol, le 28 septembre 2026

La retraitée espagnole de 87 ans, dont l'expulsion de son appartement madrilène a déclenché des manifestations à l'échelle nationale contre la crise du logement dans le pays, peut y retourner après un accord conclu avec les propriétaires du bien, a déclaré lundi son avocate.


"Si l'accord que nous avons conclu est signé, ce sera évidemment une issue meilleure et plus heureuse pour tout le monde", a déclaré Beatriz Duro aux journalistes, y voyant "le résultat de la mobilisation sociale".
"Espérons que cet accord, cette manière différente de mettre fin à ce type de situations, qui malheureusement se vivent tous les jours dans ce pays, contribue à changer le paradigme en matière de logement en général", a-t-elle ajouté.
Selon le Syndicat des locataires de Madrid, Maricarmen Abascal a été contrainte de quitter le logement où elle vivait depuis 70 ans après que la société immobilière qui en était propriétaire a augmenté le loyer mensuel de 275 % pour le porter à 2 650 euros (3 000 dollars).
Beatriz Duro a indiqué qu'il y avait eu "de la bonne volonté des deux parties" et que le loyer serait "similaire à ce qu'elle payait auparavant".
Maricarmen Abascal pourra retourner dans son appartement du quartier huppé du Retiro, à Madrid, après sa sortie de l'hôpital, où elle est soignée pour épuisement, a ajouté Beatriz Duro, précisant que l'objectif était "d'accélérer les démarches".
Après deux nuits à camper dans le centre de Madrid, les militants pour le logement entendent "maintenir la pression" sur le gouvernement du Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, auquel ils réclament une nouvelle loi plus protectrice, sur fond d'explosion des prix en Espagne.
Le Premier ministre, vivement critiqué jusque dans son camp pour ne pas avoir réussi à contenir la hausse des prix à l'achat et à la location depuis son arrivée au pouvoir en 2018, doit présenter mardi un nouveau texte, sans garantie toutefois de le voir adopté au Parlement, où il n'a pas de majorité.

Par Keyvan NARAGHI - © 2026 AFP
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