Trois jours Ă peine aprĂšs un baptĂȘme du feu rĂ©ussi en Turquie, ZinĂ©dine Zidane, privĂ© de son atout maĂźtre Kylian MbappĂ©, va passer son premier gros test Ă la tĂȘte de l'Ă©quipe de France en se frottant Ă la Belgique, quart de finaliste du Mondial-2026, lundi Ă Bruxelles.
Avec ce deuxiÚme rendez-vous en Ligue des nations, la difficulté va monter d'un cran pour les Bleus et leur nouveau sélectionneur. Si l'obstacle turc a été assez facilement contourné vendredi malgré une production inégale (1-0), c'est un adversaire d'un tout autre calibre, le plus coriace du groupe A, qui va se dresser sur leur route. L'occasion pour "Zizou" de mesurer réellement ce que ses hommes ont dans le ventre et d'effectuer un état des lieux plus précis des chantiers en cours.
Les Diables Rouges, sortis comme la France par les futurs champions du monde espagnols à la Coupe du monde (2-1), ont eux aussi entamé un nouveau cycle avec le départ de Rudi Garcia et l'arrivée aux commandes de l'ancien milieu néerlandais Mark van Bommel. Vainqueurs en Italie (2-0), ils ont de sérieux arguments à faire valoir contre des Français qui doivent encore assimiler les préceptes du tout frais successeur de Didier Deschamps, en plus de gérer l'indisponibilité d'un joueur hors normes, par définition irremplaçable.
Car sans MbappĂ©, il y aura forcĂ©ment un gros vide Ă combler au sein d'un onze de dĂ©part amenĂ© Ă ĂȘtre quelque peu chamboulĂ© comme l'a indiquĂ© Zidane, dimanche en confĂ©rence de presse.
Touché au genou gauche aprÚs avoir inscrit à Izmit son 12e but de l'année en sélection, le capitaine est rentré à Madrid et a déclaré forfait pour les trois prochaines rencontres internationales étalées sur une semaine (déplacement en Belgique lundi, réceptions de l'Italie et de la Belgique, les 2 et 5 octobre au Stade de France). Un coup dur pour Zidane, qui souhaitait profiter de son premier rassemblement pour peaufiner une animation offensive inédite avec le repositionnement de son attaquant-vedette à gauche.
Il va donc lui falloir bricoler tout en restant fidÚle au systÚme en 4-3-3 qu'il compte imposer. En l'absence du meilleur buteur de l'histoire de l'équipe de France (67 réalisations en 107 matches), Ousmane Dembélé, l'un des vice-capitaines, semblait partir favori pour endosser le leadership en attaque. Mais le Ballon d'Or a été supplée par Désiré Doué en pointe lors de la mise en place tactique dimanche, le Parisien évoluant aux cÎtés de Michael Olise et de Bradley Barcola.
- Le mystÚre Dembélé -
Zidane se passera-t-il vraiment au coup d'envoi de Dembélé qui, bien que peu en vue en Turquie, semblait logiquement destiné à guider une équipe orpheline de sa superstar?
Avant cette séance de veille de match, le sélectionneur n'avait en tout cas pas tari d'éloges sur "Dembouz", qui a enfin connu au Mondial-2026 une phase finale digne de son rang en bleu (6 buts).
"Il a ce rĂŽle-lĂ (de capitaine, ndlr) mĂȘme quand il ne l'est pas. Cela se sent avec son nombre de sĂ©lections, son expĂ©rience, ce qu'il a fait, ce qu'il est en train de faire. C'est un bon garçon. Il faut profiter de son expĂ©rience. Ousmane, il a vraiment un volume de jeu super intĂ©ressant. Il a une dĂ©bauche d'Ă©nergie incroyable", a expliquĂ© Zidane, ajoutant que l'attaquant du PSG avait les capacitĂ©s physiques pour disputer la totalitĂ© des quatre parties au programme de ce dĂ©but d'automne.
Au-delĂ du mystĂšre DembĂ©lĂ©, c'est la dĂ©fense française qui risque d'ĂȘtre sous les projecteurs face Ă une redoutable attaque belge possĂ©dant plusieurs Ă©lĂ©ments de qualitĂ© (Charles De Ketelaere, Dodi Lukebakio, Mika Godts, Diego Moreira, LoĂŻs Openda), malgrĂ© la non-convocation de JĂ©rĂ©my Doku, sans compter le milieu de Manchester United Youri Tielemans et les Ă©ternels Kevin De Bruyne (35 ans) et Romelu Lukaku (33 ans) en renfort. TrĂšs peu inquiĂ©tĂ©e vendredi, l'arriĂšre-garde tricolore va sĂ»rement connaitre quelques secousses au stade du Roi-Baudouin.
"C'est une trÚs belle équipe. Elle a fait une trÚs trÚs belle Coupe du monde, elle a de grosses individualités et un gros collectif.
On sait qu'on aura un match difficile", a estimé Zidane. Le choc en Belgique tombe ainsi à point nommé pour servir de révélateur aux ambitions du nouveau boss des Bleus.
AFP


