Guyane : le préfet active le plan Orsec sécheresse face à El Niño

  • Publié le 22 octobre 2026 à 13:45
  • Actualisé le 22 octobre 2026 à 14:15
Dans le village d'Elahe, au coeur du parc national amazonien de Guyane, d'Amérindiens vivant au bord du fleuve Maroni, le 13 mars 2007. JODY AMIET/AFP

Face à l’interruption progressive du trafic fluvial en Guyane provoquée par un déficit de précipitations, le préfet de cette collectivité d’outre-mer a décidé d’activer le plan Orsec "sécheresse", a annoncé la préfecture mercredi.

Le plan Orsec (Organisation de la réponse de sécurité civile) est le dispositif d’urgence qui coordonne l’ensemble des moyens publics et privés pour faire face à une catastrophe, un accident majeur ou une crise.

Cette décision a été prise "en concertation avec la collectivité territoriale et les communes concernées" pour venir en aide aux populations isolées, précise la préfecture dans un communiqué.

À compter de jeudi, "le centre opérationnel de zone, renforcé par la mission d’appui de la sécurité civile, assurera quotidiennement la coordination et la priorisation des moyens logistiques civils et militaires", a détaillé la préfecture.

Ces opérations de ravitaillement cibleront les communes dépourvues d’accès routier : à l’ouest, le long du fleuve Maroni (Maripasoula, Papaïchton et Grand-Santi), et au sud-est, sur le fleuve Oyapock (Camopi).

L’objectif est d’assurer l’acheminement de biens de première nécessité à un prix raisonnable, le maintien du service public de l’éducation pour la rentrée des vacances de la Toussaint et le bon fonctionnement des moyens de production d’eau potable, y compris sur le littoral.

La Guyane subit depuis plusieurs mois un important déficit pluviométrique sous l’effet d’un épisode El Niño d’une intensité exceptionnelle.

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Ce manque d’eau a entraîné une forte baisse du niveau des cours d’eau du territoire.

El Niño est un phénomène naturel qui revient tous les deux à sept ans.

Les eaux de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial se réchauffent à partir du printemps, ce qui entraîne les mois suivants des modifications majeures des régimes de vents, de pression et de précipitations à l’échelle mondiale.

L’ONU a prévenu mercredi que le phénomène El Niño en cours pourrait être "sans précédent" et "littéralement dépasser les échelles de suivi" actuelles.

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AFP

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