"Cent-quarante milliards d’euros nets d’économie" d’ici 2032, un déficit public à 3% dès 2030, et un "pilier de capitalisation" pour les retraites : Marine Le Pen a présenté mardi son programme économique pour la présidentielle, appelant les Français à une "rupture politique" face au risque du "défaut" de paiement.
Depuis le siège du parti, flanquée du président du RN Jordan Bardella, et du député spécialiste des questions budgétaires Jean-Philippe Tanguy, la candidate du RN a d’abord tiré à boulets rouges sur les bilans des quinquennats Macron et Hollande.
"Si les Français ne choisissent pas une rupture politique, la France court vers le défaut" de paiement, a assuré l’actuelle favorite des sondages.
En réponse, elle a proposé "140 milliards d’euros nets d’économie" d’ici 2032 par rapport à 2026, tout en assurant que le déficit public peut passer sous la barre des 3% dès 2030.
Disant espérer ne pas avoir à "augmenter encore ce seuil", la cheffe du groupe d’extrême droite à l’Assemblée a fait voeu, en cas d’entrée à l’Elysée, de rétablir un équilibre primaire (hors charge de la dette, ndlr) en 18 mois, puis d’atteindre un déficit public inférieur à 3% en 2030. Elle entend également ramener l’endettement de la France à 112% par rapport au PIB et promet parallèlement une baisse des impôts de 30 milliards d’euros net sur le quinquennat.
Elle a également rappelé sa proposition d’instaurer une "règle d’or budgétaire" par référendum, pour imposer chaque année une diminution de la dette.
Très attendue sur le sujet des retraites, elle qui est favorable à ramener l’âge de départ à la retraite à 62 ans, voire à 60 ans, la cheffe de file du RN a proposé "entre 15 et 20 milliards d’économies à terme", pour réduire le déficit de la Sécurité sociale.
"Je vous confirme aussi que nous vous présenterons (...) une grande réforme de la capitalisation individuelle et collective, et que je proposerai bientôt la création d’un véritable pilier de capitalisation", a-t-elle ajouté.
Rappelant vouloir réduire la contribution de la France à l’UE, elle a aussi appelé à une intervention de la Banque centrale européenne pour "alléger le fardeau des taux".
"La BCE doit intervenir pour que les pays de l’Eurozone dégagent des marges de manoeuvre financières pour investir dans notre souveraineté, à savoir la défense et le rattrapage technologique", a-t-elle argué.
Elle a également dit vouloir atteindre "avant 2050 la neutralité carbone" : "nous sommes en train d’accumuler une dette écologique bien plus périlleuse que toute dette financière".
AFP

Après les belles promesses qui ne concernent que ceux qui les reçoivent et les lisent, on attend les propositions concrètes. Et je parie qu'on va bien rire quand on connaît le niveau en économie du sieur Bardella ! Désolé mais la vraie rupture c'est le programme de LFI, et lui il est parfaitement détaillé si on veut bien prendre le temps de le lire!