Quadruplé historique pour le Stade Toulousain, vainqueur de Montpellier en finale du Top 14

  • PubliĂ© le 28 juin 2026 Ă  08:30
Les Toulousains lors de la finale du Top 14 contre Montpellier, le 27 juin 2026 au Stade de France. (NATHAN BARANGE / AFP)

Le Stade toulousain a remporté un quatrième titre consécutif en Top 14, le 25e de champion de France de son histoire, en battant en finale Montpellier (28-20), ce samedi soir, au Stade de France, après un match perturbé par la chaleur puis l’orage.

Ce quatrième titre de suite, le 25e de l’histoire du club, permet à la génération Dupont de rejoindre dans les tablettes de l’histoire toulousaine la génération 1994-1997 et, dans un autre temps, celle du Stade bordelais (1904-1907), qui a aussi réussi pareille performance.

Sous une chaleur moite et la pluie lors du second acte, les Antoine Dupont, un essai, Peato Mauvaka, deux essais, François Cros ou encore Thomas Ramos ont glané leur sixième Bouclier de Brennus. C’est seulement un de moins que le recordman haut-garonnais Jérome Cazalbou, même si les 10 titres du pilier de Béziers Armand Vaquerin (1971-1984) sont encore un peu loin. Encore que, dans un club qui a gagné ses douze dernières finales toutes compétitions confondues depuis 2008…

- Une finale interrompue Ă  cause des orages -

Depuis 2023, les Toulousains ont vécu des derniers actes à couteaux tirés, contre La Rochelle (29-26) et l'Union Bordeaux-Bègles (39-33, après prolongation) en 2025, mais aussi des démonstrations, contre l'UBB (59-3) en 2024.

La cuvée 2026 penche un peu plus du deuxième côté, malgré de valeureux Montpelliérains qui ont pendant plus de 30 minutes de jeu fait déjouer les Toulousains grâce à leur système défensif étouffant et leur activité dans les rucks et qui ensuite sont revenus à seulement huit points dans le dernier quart d'heure.

Mais malgré six pénalités en sa faveur dans les 23 premières minutes, 72 % d’occupation du terrain et 60 % de possession, le MHR était mené… 10 à 6 à la demi-heure de jeu.

La faute à l’efficacité toulousaine, symbolisée par le premier essai du talonneur Peato Mauvaka, capable, à la suite d’une touche malicieusement jouée avec Antoine Dupont, de sprinter sur 40 mètres et de réaliser un cadrage-débordement d’école face à l’ailier Donovan Taofifenua, pétrifié (7-0, 6e).

Et c’était avant que les Toulousains se libèrent. Une première combinaison Meafou-Lebel a permis de transpercer la ligne héraultaise, d’obtenir une mêlée à cinq mètres de l’en-but et d’envoyer Peato Mauvaka sur un essai en force quelques temps de jeu plus tard (17-6, 33e).

Antoine Dupont, sur une série de 24 victoires en Top 14 avec Toulouse quand il est titulaire, a donné encore un peu plus d’ampleur au score dans la foulée (22-6 à la 37e, et même 25-6 à la pause).

- Les grattages de Jack Willis -

Tout n’a pas été parfait pour les Toulousains, qui ont connu un gros trou d’air en début de seconde période, sanctionné par un essai de Justo Piccardo, puis un carton jaune contre Matthis Lebel. Mais, sous une pluie devenue battante et les éclairs autour du Stade de France, les Toulousains ont géré leur infériorité numérique, aidé par les grattages de Jack Willis et les mouvements de classe d’Antoine Dupont pour mener 28-13 en fin d’infériorité.

Un deuxième temps fort héraultais à l’heure de jeu a été interrompu par l’orage, qui a contraint les acteurs à s’abriter aux vestiaires une quinzaine de minutes.

La pluie était encore là à leur retour et l’espoir de Montpellier aussi avec un éclair de Léo Coly pour prendre toute la défense toulousaine à revers sur trois appuis (28-20, 65e).

Montpellier pouvait encore y croire, et a remis la main sur le ballon, revenant à plusieurs reprises à quelques mètres de l’en-but toulousain. Mais ils n’ont pas su pousser plus loin, pouvant regretter une mauvaise touche à 10 mètres de l’en-but.

Les Toulousains ont ensuite su laisser le chrono s’écouler, sans trop de frayeurs jusqu’à la sirène. En habitués.

AFP

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