Tableaux de Renoir volés sur la Côte d’Azur : cinq interpellations

  • Publié le 8 octobre 2026 à 06:04
  • Actualisé le 8 octobre 2026 à 06:05
Des policiers patrouillent devant l’entrée du musée Renoir après le vol de quatre tableaux, lors d’un cambriolage survenu tôt le matin, à Cagnes-sur-Mer, le 8 septembre 2026. | VALERY HACHE / AFP

Cinq personnes ont été interpellées dans le cadre de l’enquête ouverte après le vol de deux tableaux au musée Renoir de Cagnes-sur-mer (Alpes-Maritimes) en septembre, a-t-on appris mercredi de source proche de l’enquête.

Le 8 septembre, deux voleurs s’étaient introduits dans le musée, avaient scié les accroches de quatre tableaux et réussi à s’enfuir avec deux des oeuvres, abandonnant les deux autres dans le jardin alors que la police arrivait sur les lieux.

Le parquet de Marseille, en charge de l’enquête après le dessaisissement du parquet de Grasse, n’a pas souhaité communiquer dans l’immédiat.

Selon le quotidien Nice Matin, qui a révélé les interpellations, elles concernent au total six personnes, dont les deux soupçonnées d’avoir été les cambrioleurs, et ont été menées de manière coordonnée entre les Alpes-Maritimes, le Var, l’Hérault et le Doubs. Le sort des deux tableaux disparus n’était pas immédiatement connu.

Le vol s’était déroulé en quelques minutes peu avant 06H00 dans le musée municipal aménagé dans la villa où le peintre impressionniste Pierre-Auguste Renoir (1841-1919) a vécu les dernières années de sa vie.

Selon le maire de Cagnes-sur-mer, Bryan Masson (RN), le commando, "bien équipé et bien renseigné", avait fait un trou dans le grillage pour pénétrer dans le parc arboré de la villa, puis brisé une vitre pour entrer dans le bâtiment, avant de découper les accroches des cadres avec une scie à métaux électrique.

Mais une patrouille de la police municipale, prévenue par le système d’alarme, est intervenue en quelques minutes, obligeant probablement les cambrioleurs à se précipiter plus que prévu.

Ils ont réussi à repartir avec deux huiles de Renoir --"Madame Colonna Romano" et "Jeune femme au puits", mais ont dû abandonner les portraits "Madame Pichon" et "Coco lisant", très célèbre représentation du fils du peintre avec de longs cheveux blonds.

Après avoir évoqué un préjudice de 9 millions d’euros pour les quatre tableaux, la mairie n’a pas précisé la valeur estimée des deux tableaux effectivement disparus.

Ce vol a eu lieu près d’un an après le casse au sein du Louvre, le musée le plus fréquenté au monde, en plein Paris, au cours duquel les huit joyaux de la Couronne de France ont été dérobés dans la galerie d’Apollon, dont le diadème de l’impératrice Eugénie, retrouvé plus tard très endommagé. Un préjudice estimé à 88 millions d’euros.

AFP

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