Incendie Ă  Aubervilliers

Le bĂątiment ne pouvait pas servir de logement

  • PubliĂ© le 20 aoĂ»t 2018 Ă  15:23
  • ActualisĂ© le 20 aoĂ»t 2018 Ă  15:29
Des policiers bloquent une rue aprÚs un  incendie dans un immeuble d'habitation à Aubervilliers, le 19 août 2018

Le bùtiment touché par un incendie qui a fait sept blessés graves, dont cinq enfants, dimanche à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), n'avait "aucune autorisation" pour servir de logement, a déclaré lundi la maire Meriem Derkaoui.

"Il n'y a à notre connaissance aucune autorisation d'urbanisme d'occupation en tant que logement" de ce petit bùtiment abritant une supérette au rez-de-chaussée et censé servir uniquement comme commerce, a affirmé la maire (PCF) sur BFMTV.

"Pour nous, c'est un bail commercial", a insisté la maire de cette commune populaire de plus de 80.000 habitants au nord de Paris. Plusieurs riverains avaient indiqué dimanche à l'AFP qu'une famille résidait à l'étage de ce petit immeuble aux allures de maison situé dans le quartier Marcreux, à 400 mÚtres de la mairie.
Lorsqu'un feu s'y est déclaré vers 19H00, sept personnes ont été griÚvement blessées, dont une femme - avec un pronostic vital encore engagé dimanche soir - et cinq enfants. La maire a salué les policiers, arrivés avant les pompiers, qui sont intervenus "presque à mains nues" pour évacuer les habitants. Dix d'entre eux ont été légÚrement blessés, comme six autres personnes.
La sĂ»retĂ© dĂ©partementale est chargĂ©e d'enquĂȘter sur les circonstances du sinistre.

Ce grave incendie est le deuxiÚme à Aubervilliers en moins d'un mois. Le 30 juillet, un incendie survenu au 17e étage d'un immeuble HLM de la commune avait provoqué la mort d'une mÚre de 33 ans enceinte et de ses trois enfants ùgés de 18 mois à 6 ans. Neuf personnes avaient été blessées.
Le secteur oĂč est survenu l'incendie dimanche est concernĂ© par le programme national de requalification des quartiers anciens dĂ©gradĂ©s - ces quartiers souvent investis par des propriĂ©taires qui logent au prix fort et au mĂ©pris des rĂšgles de sĂ©curitĂ© des populations prĂ©caires.
"Ce n'est plus tolérable d'attendre des années et des années pour avoir des moyens financiers", a dénoncé l'élue communiste, qui en "appelle au gouvernement" pour accentuer la lutte contre ces marchands de sommeil.
Département francilien le plus touché par l'habitat indigne (7,5% du parc privé, avec des pics à 40% prÚs de Paris), la Seine-Saint-Denis a intensifié depuis un an sa lutte contre les marchands de sommeil, dont plusieurs ont été condamnés récemment à de la prison ferme.
 

AFP

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