Alors que la Région Réunion vient d'octroyer une subvention de 630 000 euros aux ßles Vanille, les résultats de cette association touristique, dont l'un de but est de proposer des voyages combinés entre les ßles du sud-ouest de l'océan Indien, ne sont pas au rendez-vous. Pas de quoi inquiéter son directeur Pascal Viroleau qui souligne "700 000 euros de budget (pour les ßlesvanille - ndlr), c'est une somme dérisoire"
Comment expliquer que La Réunion finance, à elle seule, prÚs de 90 % du budget des ßles Vanille, qui rassemblent pourtant six autres ßles ?
"Cette annĂ©e, il y a un Ă©lĂ©ment exceptionnel. Logiquement ce ne devrait pas ĂȘtre ce montant-lĂ . Une partie du financement vient des autres Ăźles, une partie vient de la RĂ©gion RĂ©union et la plus grosse partie vient des fonds europĂ©ens. Mais cette annĂ©e est particuliĂšre puisque le contrat plan 2014-2020 du FEDER nâa toujours pas dĂ©marrĂ©. Donc soit on ne faisait rien, soit on cherchait une solution et celle qui a Ă©tĂ© trouvĂ©, câest que la RĂ©gion prenne sur ses fonds propres et se fasse rembourser aprĂšs."
Mais La Réunion a toujours été, et demeure, la principale contributrice...
"Ă lâorigine, La RĂ©union a mis plus, câest vrai, mais câest ce qui a permis dâavoir le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral Ă La RĂ©union. Lâobjectif Ă©tait quâun outil de coopĂ©ration rĂ©gional soit basĂ© Ă La RĂ©union."
Ne peut-on pas arriver à une part équivalente pour toutes les ßles ?
"CâĂ©tait lâobjectif pour 2015, car ce nâest pas encore le cas. Il faut que ce soit un objectif."
Cela ne signifie-t-il pas que les autres ßles sont moins impliquées que La Réunion dans les ßles Vanille ?
"Non, ce nâest pas le cas. AprĂšs, 2015 est une annĂ©e particuliĂšre puisquâon travaille sur un schĂ©ma stratĂ©gique pour lâensemble de lâocĂ©an Indien, portĂ© par la commission de lâocĂ©an Indien (COI), qui jusque-lĂ nâĂ©tait pas active sur ce plan-lĂ . Cette Ă©tude doit ĂȘtre rendue le 16 juin et doit nous fournir des prĂ©conisations sur lâorganisation gĂ©nĂ©rale, notamment lâorganisation financiĂšre."
La RĂ©gion RĂ©union vient dâadopter une subvention de plus de 630 000 euros pour les Ăźles Vanille, dont le budget est dâun peu plus de 700 000 euros. Nâest-ce pas une somme trop importante au vu des actions engagĂ©es ?
"Je mâen remets Ă lâavis de la COI, mais je suis certain quâils vont dire que ce nâest pas suffisant. Donc non, cette somme nâest pas trop Ă©levĂ©e. Au contraire, si on veut ĂȘtre plus visibles, travailler sur des produits, câest une somme dĂ©risoire. Rien que de faire venir un journaliste pour visiter deux ou trois Ăźles, ça coĂ»te 15 000 euros, ça va trĂšs vite..."
"La tendance des combinés n'était pas bonne en 2014, c'est une réalité"
Pour lâinstant l'effet escomptĂ© sur le tourisme n'est pas vraiment au rendez-vous...
"Les Ăźles Vanille nâont pas pour unique objectif dâaugmenter les arrivĂ©es touristiques. Nous menons Ă©galement des activitĂ©s de formation et il y a aussi une partie observation, le tout au bĂ©nĂ©fice des comitĂ©s touristiques. Par exemple, nous avons mis en place une formation de "community manager", sur le montage dâune stratĂ©gie et le partage des savoir-faire entre les Ăźles. Cette annĂ©e, lâobjectif est aussi de travailler sur les rĂ©seaux sociaux chinois. Notre mission est de travailler sur le moyen et le long terme. Nos marchĂ©s principaux sont lâInde, la Chine et lâAfrique du Sud. Le but est de dĂ©fricher le terrain dans ces pays dâĂȘtre complĂ©mentaire de ce qui se fait dĂ©jĂ ."
Comment expliquez-vous le faible succÚs des voyages combinés entre les pays membres des ßles Vanille, notamment ceux associant La Réunion ?
"Notre objectif est dâaugmenter les arrivĂ©es touristiques, si possible en combinant les Ăźles. Mais le marchĂ© principal pour lâensemble des Ăźles reste le marchĂ© français. Et si le marchĂ© principal ne marche pas bien, les arrivĂ©es touristiques ne marchent pas bien non plus et les combinĂ©s sont aussi impactĂ©s. Les chiffres que nous avons ne concernent que 40 Ă 50 % des arrivĂ©es, car nous nâavons pas accĂšs Ă toutes les donnĂ©es. Cela nous donne des tendances et la tendance des combinĂ©s issus de la France nâĂ©tait pas bonne en 2014, câest une rĂ©alitĂ©."
On note en revanche une progression des combinĂ©s entre certaines Ăźles (Maurice, Seychelles, Maldives) et des "hubs" comme lâAfrique du Sud, DubaĂŻ ou Abou Dhabi. Ces rĂ©sultats ne sont-ils pas Ă lâopposĂ© de votre stratĂ©gie initiale ?
"Câest vrai quâil y a eu une progression sur les combinĂ©s entre les Ăźles et les hub, en particulier DubaĂŻ. Cela a attirĂ© notre attention sur ces nouveaux produits. Pendant un moment on ne faisait que du transit Ă DubaĂŻ, mais câest aujourdâhui devenu une destination touristique qui se vend en combinĂ©. Cela attire notre attention, câest un concurrent qui arrive et cela pose des questions."
Mais vous croyez toujours à un succÚs futurs de ces voyages combinés entre les différentes ßles ?
"Non seulement jây crois, mais jây crois plus que jamais. Mais les produits combinĂ©s sont des produits complĂ©mentaires qui doivent entrer dans une stratĂ©gie gĂ©nĂ©rale. Et je le rĂ©pĂšte, augmenter les arrivĂ©es touristiques nâest que lâune de nos activitĂ©s."
"Les fans indiens coûtent beaucoup moins cher"
Ă propos de stratĂ©gie gĂ©nĂ©rale, la chambre rĂ©gionale des comptes a prĂ©conisĂ© une "clarification" entre les missions des Ăźles Vanille et celles de lâIRT. Quâen pensez-vous ?
"La remarque des magistrats avait pour but uniquement de faire en sorte quâil nây ait pas de doublons entre lâIRT et les Ăźles Vanille. Nous leur avons rĂ©pondu que ce nâĂ©tait pas les mĂȘmes actions et nous avons proposĂ© une convention Ă lâIRT comme aux autres Ăźles pour que les choses soient bien dĂ©finies."
Vos locaux se situent au sein de ceux de lâIRT. Cela ne prĂȘte-t-il pas Ă confusion ?
"Tout est clair, il y a un bail, ce nâest pas une mise Ă disposition. Est-ce intĂ©ressant pour nous dâĂȘtre proche de lâIRT ? La rĂ©ponse est oui. Nous avons prospectĂ©, mais câĂ©tait plus logique que nous ne soyons pas loin. Il y avait des locaux disponibles et nous les louons."
La page Facebook des ßles Vanille compte un peu plus de 87 000 fans, dont prÚs de 74 % sont des Indiens. Comment expliquez-vous cette incongruité ?
"La page Facebook reflĂšte les actions quâon mĂšne. On fait des roadshow, des salons en Inde, pour moi ça ne pose pas de souci. En revanche en Chine câest trĂšs difficile car il nây a pas Facebook. Et les techniciens vous diront que lâachat de fans en Afrique du Sud est trĂšs cher, alors que les fans indiens coĂ»tent beaucoup moins cher."
Vous reconnaissez donc avoir acheté des fans indiens ?
"Nous nâavons pas achetĂ© de "packs de fans" comme ceux qui se vendent par 1000. Cela passe par de la publicitĂ©, des liens sponsorisĂ©s. Ce ne sont pas des robots, ce sont de vrais Indiens qui cliquent "jâaime". On le fait comme tout le monde le fait."
"Il y a une interrogation sur le positionnement des Maldives"
Mais Ă peine 380 de vos 87 000 fans "parlent" des Ăźles Vanille, câest-Ă -dire partagent ou commentent vos publications...
"Câest un point Ă amĂ©liorer, câest sĂ»r. Il faut rĂ©ussir Ă dĂ©velopper les interactions, car ce que lâon cherche câest surtout de la visibilitĂ©."
Les ßles Vanille représentent-elles selon vous un moyen efficace de redresser le tourisme à La Réunion ?
"Les ßles Vanille sont un des outils. Mais tout part de La Réunion. Si demain La Réunion est attaquée de toutes parts et que le nombre de touristes baisse à cause des requins, les combinés vont baisser également. Mais si le marché principal allait bien, le tourisme à La Réunion se porterait mieux."
Au sein de votre association figurent les Ăźles Maldives, oĂč sâapplique le rĂ©gime de la charia islamique et oĂč existe la peine de mort pour les mineurs. Ont-elles toujours leur place parmi les Ăźles Vanille ?
"Je dirige une association. LâadhĂ©sion de tel ou tel pays, ça me dĂ©passe, câest gĂ©rĂ© au niveau des ministĂšres des pays membres. Les dĂ©cisions politiques ne mâappartiennent pas. Connaissant les membres, ce ne sont pas des personnes qui cautionnent ce genre de choses. Mais il faut penser aussi Ă la population, Ă tous ces gens qui vivent du tourisme. Les aider en terme de communication ne signifie pas que lâon cautionne tout ce qui se passe. Et il y a une interrogation sur le positionnement des Maldives."
www.ipreunion.com

Les rĂ©ponses de M. Viraplouf parlent d'elles mĂȘme. C'est un flop, encore une usine Ă gaz, avec des actions de communication virtuelles, des Indiens qui "likent" sans comprendre forcĂ©ment de quoi il s'agit...
Pourquoi pointer du doigt les Ăźles Maldives( ou le tourisme haut de gamme marche trĂšs bien) et ne rien dire sur DubaĂŻ qui a le mĂȘme rĂ©gime ? Et pourquoi ne pas dĂ©noncer tous les pays qui pratiquent la peine de mort? Je crois malheureusement que les touristes n ont rien a cirer des rĂ©gimes politiques, du moment ou eux ils sont royalement traitĂ©s
mesdames et messieurs ,avant de parler de bubget commençons par le dĂ©but :les fondations meme pour qu'une politique touristique "zone ocĂ©an"marche:1)urgence virer le directeur de l'irt,et le directeur des iles vanilles.ce sont des gens qui ont Ă©tĂ© recrutĂ© sur quoi?quels qualitĂ©s,diplomĂ©s pour avoir des rĂ©sultats aussi minables,ouvrez les yeux rĂ©unionnais(es)l'argent public gaspillĂ©,un prĂ©sident de rĂ©gion entourĂ© d'incompĂ©tents,de copinnage politique,n'oubliez pas la politique n'est pas un mĂ©tier,il n'y a pas de place pour les amateurs,tout est une question de vision nationale,internationale pour le rayonnement des iles de l'ocĂ©an indien.conduit par des hommes et femmes au service de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral .le changement c'est maintenant.
.....Vous n Útes qu une bande de bras cassés.....(supprimé pour prise à partie - webmaster ipreunion.com) ce qui est plus grave !....et au bout aucun vrai résultat significatif....Continuez à vous engraisser bande d incapables, profiteurs, opportunistes.....vous nous faites honte....autant de millions mis depuis des années dans le tourisme....et voilà le résultat !..... vous me donnez la nausée comme bon nombre de politiciens véreux....
Pour le LE DIRECTEUR DES ĂLES VANILLE, Pascal Viroleau : "700 000 euros de budget, c'est une somme dĂ©risoire"
(supprimé pour injures - webmaster ipreunion.com)
Effectivement positionnement trÚs clair. Le concept "ßles Vanille" profite à toutes les ßles de l'océan Indien...sauf à la Réunion (baisse du nombre de touristes dans l'ßle) via les combinés et pourtant nous payons plus de 90% du budget de l'institution qui gÚre ce concept !?? C'est vraiment on ne peut plus clair. Et comme en plus c'est le directeur "sur-rémunéré" qui nous le dit clairement, alors tout va bien!
J'imagine dĂ©ja les groupes de pseudo pro du digital sur les rĂ©seaux sociaux. Ils savent mieux, ils font mieux etc... bref, une bonne rĂ©ponse de Pascal Viroleau, un positionnement intelligent sur un marchĂ© cible. Quoi demander de mieux ? ArrĂȘtez donc de faire vos mauvaises langues svp !
C'est en effet une paille 700 000E face au plus des 80 millions investis dans le tourisme par les mauriciens.
le titre est vraiment exagéré car on évite de comparer avec le comparable. Evidemment que pour une personne 700 000 euros c'est beaucoup d'argent mais pour une institution touristique c'est trÚs peu. C'est comme si je vous dis : 1 Million c'est peu ... pour acheter un avion de ligne. 700 000 euros c'est peu pour faire la promotion de 5 destinations touristiques. Sinon je trouve les réponses assez claires et en effet on comprend mieux les enjeux.
Ce mec pro Didier ROBERT ne maĂźtrise pas son dossier , " Les Ăźles Vanille " est un leurre
700 000⏠c'est:
2 jolies villas
Ou
9 cages Ă lapin SIDR SHLMR
Ou
583 mois de SMIC
ou
1750 mois de RSA
ou
1750 climatiseurs pour école ou lycée
Au final pas grand chose!
Ce directeur des iles vanille payĂ© par notre argent via la rĂ©gion reconnait que cette politique touristique profite plus aux autres iles et mĂȘme il a achetĂ© des likes en Inde. 700 000 euros est pour lui dĂ©risoire alors que les rĂ©unionnais souffrent. Que dire plus, on a les Ă©lus que l'on mĂ©rite. Je pense que le touriste Ă la RĂ©union irait beaucoup mieux si on supprimait ces associations iles vanille et l'IRT et en contrepartie, on offrirait gratuitement un billet Maurice RĂ©union aux touristes qui accepteraientt de prendre un sĂ©jour d'au moins 15 jours ici dans notre ile dans un hĂŽtel, Toute lâĂ©conomie (hĂŽtelier, commerce, restaurant, artisanat, transport...) y gagnerait.
Operation rattrapage de communication. On envoie les soldats en 1Ăšre ligne. Mais Didier le Tangue ne va pas pouvoir se cacher dans son trou ad vitam eternam.
Il estime que 700 000 euros c'est dérisoire (à La Réunion il à 52% de la population qui viet avec moins de 800 euros par mois...), il reconnait qu'il achÚte des fans fantÎmes pour sa page facebook, il avoue que les voyages combinés ça ne marche pas... Question : il fait campagne contre Didier Robert MDR
J'aime bien les réponses. Cela nous éclaire.