Au cours de ses voeux à la presse, mardi 26 janvier 2016, le député-maire de Saint-Leu, Thierry Robert, est revenu sur la sécurisation des activités nautiques sur la commune contre le risque squale. Il souligne que "le choix entre trois scénarios pour protéger un kilomÚtre et demi" de mer, se fera ce mercredi. Il espÚre ensuite pouvoir compter sur des financements de la Région, notamment, pour réaliser le projet retenu
La pose de filets, telle qu'elle a été réalisée sur la plage de Boucan Canot est-elle envisageable à Saint-Leu?
A Saint-Gilles, Saint-Paul, il y a eu sĂ©curisation avec les filets, mais il faut savoir que ceux-ci sĂ©curisent davantage les baigneurs que les surfeurs eux-mĂȘmes, puisque ce nâest pas lĂ quâon va surfer. Ceux qui sont vraiment avertis et aguerris prĂ©fĂšrent surfer Ă Saint-Leu et aux Aigrettes oĂč la pratique de surf intense nâest pas vraiment protĂ©gĂ©e.
A Saint-Leu, câest plus dâun kilomĂštre et demi de sĂ©curisation quâil faut, avec une problĂ©matique qui est la sortie du port de Saint-Leu. Si on sĂ©curise avec des filets, par oĂč les bateaux vont-ils sortir ? Donc Ă Saint-Leu, les choses sont beaucoup plus complexes quâĂ Saint-Gilles.
Quelles sont dans ce cas les possibilités envisagées pour sécuriser les activités?
Nous avons initiĂ©, depuis un an et demi maintenant, une Ă©tude afin de mettre en place un dispositif de sĂ©curisation physique. Je ne parle pas uniquement de filets car il y a plusieurs dispositifs qui sont proposĂ©s. Nous avons le rendu de ce dispositif qui a dâailleurs Ă©tĂ© complĂ©tĂ© il y a quelques mois et demain (e mercredi - ndlr) , jâai une rĂ©union avec lâĂ©lu dĂ©lĂ©guĂ© sur cette affaire et qui a tout suivi pour entĂ©riner un choix entre les trois scĂ©narios proposĂ©s.
Aujourdâhui, il y a deux actions que lâon mĂšne de front. Il y a en effet aussi une volontĂ© de la part de lâassociation des surfeurs de mettre en place un dispositif, plutĂŽt avec des vigies requins, avec une organisation qui disposerait de jet-skis, bateaux, etc... Jâai signĂ© ce matin (ce mardi - ndlr) un courrier au prĂ©sident du club pour lui dire que jâĂ©tais favorable, que nous allons les accompagner, mais cependant, il reste des rĂ©serves d'ordre lĂ©gal Ă lever. Nous attendons donc maintenant quâils reviennent vers nous en levant ces rĂ©serves pour que le dispositif puisse ensuite exister. Les dĂ©penses liĂ©es Ă ce dispositif seront prises en compte dans le budget quâon votera avant fin mars pour lâannĂ©e 2016.
Comment allez-vous financer ces nouveaux dispositifs?
Une fois quâon aura le choix, nous allons rechercher les financements. Quel que soit le choix, les investissements sâĂ©lĂšvent Ă plus du million dâeuros donc forcĂ©ment la collectivitĂ© seule ne pourra pas financer. JâespĂšre que la RĂ©gion, qui avait proposĂ© il y a plusieurs mois une enveloppe de dix millions dâeuros pour financier la sĂ©curisation des sites, pourra nous octroyer une partie de cette enveloppe pour sĂ©curiser Saint-Leu.
Vous parlez de financements éventuels de la Région. Pensez-vous que cela risque de poser problÚme ? Les élections ne sont pas si loin que ça...
Moi, jâai toujours dit une chose : il y a le temps du combat Ă©lectoral et il y a le temps pour travailler pour la population. Si le prĂ©sident de RĂ©gion considĂšre que les sports nautiques, que les Saint-Leusiens, que la sĂ©curisation relĂšvent de la politique politicienne, alors il y a un problĂšme. Ce n'est pas moi qui ne met Ă l'eau, se sont les baigneurs et les autres usagers de la mer, j'espĂšre que tout le monde l'a bien compris
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