Le Collectif pour le pouvoir d'achat et l'emploi, mené par Jean-Hugues Ratenon appelle les Réunionnais à se mobiliser pour la manifestation le jeudi 29 janvier 2009. Un mouvement national est pour dénoncer " la casse sociale du gouvernement ". Un défilé partira du Jardin de l'Etat à Saint-Denis.
C'est devant la préfecture que Jean-Hugues Ratenon et une dizaine de ses collÚgues reçoivent la presse. Au programme : le prix du carburant. Statistiques à l'appui, le militant explique que le prix de l'essence ne baisse pas, malgré la chute du prix du baril de pétrole. Du moins jusqu'au 1er février, date d'une baisse annoncée par le Préfet.Cela ne suffit pas. " Depuis août 2008, le travail du Collectif consiste à expliquer comment fonctionne le secteur marchand, observe M. Ratenon. Cela permet de comprendre la formation des prix, comme celui du carburant. Les compagnies pétroliÚres font peu d'efforts. Quand le Préfet annonce une baisse du prix, c'est pour calmer le jeu. " D'aprÚs le président d'Agir pou nout tout : " Notre demande pour une baisse de 20% n'a pas été satisfaite, alors qu'elle était possible dÚs décembre dernier. Les marges des compagnies pétroliÚres restent exorbitantes. PrÚs de 11 millions d'euros de bénéfices. "
Et Alain Cadet, autre membre du Collectif, de continuer: " Depuis juillet 2007, le prix du baril est passé de 140 euros à 50 euros. Pourtant le prix a la pompe n'a pas été divisé par trois. Quant à la question du coût de la bouteille de gaz, on sent que les décideurs ont envie de l'évacuer. "
En marge du prix carburant et du gaz, demeure la question du " panier de la ménagÚre ". Le 27 juillet 2007, Agir pou nout tout achetait au Carrefour de Saint-Denis une trentaine d'articles pour 95,28 euros. A l'intérieur, des produits de consommation courante : lait, farine, grains, fruits, café, pain... Un caddie identique six mois plus tard coûte 102,73 euros, soit 7,48% de plus.
Une situation insupportable selon le Collectif. D'oĂč l'idĂ©e de rassembler les acteurs dont les revendications rejoignent les leurs, pour une confĂ©rence rĂ©gionale en prĂ©sence des autoritĂ©s. " Essayons ensemble de trouver des solutions pĂ©rennes ", lance Jean-Hugues Ratenon avant de conclure : " Il n'y aura pas d'effort sans mouvement populaire. Nous n'avons pas eu droit Ă notre barrage de route ", ironise le militant en Ă©voquant l'actualitĂ© des transporteurs et terrassiers. Autre solution : la manifestation. La suite, le 29 janvier 2009.
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