Ă l'appel du collectif emploi en danger plus de 5 000 personnes selon les organisateurs (2 500 selon la police) ont manifestĂ© dans les rues de Saint-Denis ce mercredi 21 mai 2003. Les manifestants rĂ©clament le maintien de tous les emplois aidĂ©s, dont les contrats emplois jeunes, et refusent le principe du revenu minimum d'activitĂ© (RMA). Ils ont reçu le soutien des fonctionnaires en grĂšve, ceux de l'Ăducation nationale notamment
Le collectif emploi en danger a dĂ©cidĂ© de manifester le jour de l'examen par le sĂ©nat du projet de loi-programme pour favoriser le dĂ©veloppement de l'outremer. Il demande que le maintien des emplois aidĂ©s (CEJ: contrat emplois-jeunes, CES: contrat emploi solidaritĂ©, CIA: contrat d'insertion par l'activitĂ© etc.) et leur financement par l'Ătat soient inscrits dans le texte de loi.Les manifestants se sont rassemblĂ©s devant le Jardin de l'Ătat Ă partir de 9 heures. MĂȘme si l'on Ă©tait loin des chiffres records des prĂ©cĂ©dentes manifestations, les fonctionnaires, appelĂ©s Ă la manifestation par leur intersyndicale, Ă©taient nombreux. Plusieurs dirigeants du parti communiste rĂ©unionnais et de la fĂ©dĂ©ration socialiste Ă©taient Ă©galement prĂ©sents. Au final, ce sont plusieurs milliers de personnes qui commençaient Ă manifester vers 11 heures. Le dĂ©filĂ© faisait un premier arrĂȘt 100 mĂštres plus loin au palais de la Source, siĂšge du conseil gĂ©nĂ©ral. Nassimah Dindar et AndrĂ© Maurice PihouĂ©e, vice-prĂ©sidents de la collectivitĂ©, les attendaient dehors (le prĂ©sident Jean-Luc Poudroux est actuellement en mĂ©tropole). Une motion reprenant l'essentielle des revendications du collectif leur a Ă©tĂ© remise. Les Ă©lus ont Ă©tĂ© longuement huĂ©s.
"Non au RMA"
Le défilé reprenait sa marche en direction de la caisse d'allocations familiales (CAF). Une nouvelle motion a été remise à MichÚle André, directrice de la CAF. Jean-Hugues Ratenon a souligné que le refuse également le principe du revenu minimum d'activité prévu en remplacement du RMI (revenu minimum d'insertion).
Les manifestants se sont ensuite rendus à l'association des maires, rue Rontaunay. Jean-Louis Lagourgue, maire de Sainte-Marie et président de l'association des maires, s'est fait hué pour avoir dit "le gouvernement a entrepris des réformes nécessaires, mais il faut le faire dans la concertation".
Une partie des manifestants est entrĂ©e dans les locaux de l'association des maires. L'occupation plutĂŽt bon enfant a durĂ© quelques minutes et n'a donnĂ© lieu Ă aucune dĂ©gradation. Les manifestants ont terminĂ© leur pĂ©riple devant prĂ©fecture. Des manifestants ont commencĂ© Ă barrer le Barachois. Un imposant dispositif de police a immĂ©diatement Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©. La tension est alors montĂ©e. Deux galets ont alors volĂ©. Les forces de police ont chargĂ©. Deux jeunes ont Ă©tĂ© interpellĂ©s sans mĂ©nagement et, selon des tĂ©moins, frappĂ©s avant d'ĂȘtre embarquĂ© dans les fourgons. Dans le mĂȘme temps, d'autres policiers prenaient position des deux cotĂ©s de la rue. Il n'y aura pas d'affrontement. Les derniers manifestants se sont dispersĂ©s vers 15 heures.



















