Centre des finances publiques de Saint-BenoĂźt

Protestation contre la baisse des effectifs

  • PubliĂ© le 14 octobre 2010 Ă  12:00
Jeudi 14 octobre 2010: Mouvement de protestation au centre de Finances publiques de Saint-BenoĂźt (photo: Mounice Najafaly)

Une dizaine de militants syndicaux (Snui Sud Trésor, CGTR Finances Publiques, FO DGFiP) ont protesté ce jeudi 14 octobre 2010 devant le centre des Finances publiques de Saint-Benoßt contre la baisse des effectifs dans les services des ImpÎts et du Trésor. Une baisse qui fait suite à la fusion des deux services, amorcée en décembre 2009, et à la politique gouvernementale de non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Ce mouvement de protestation n'a pas entrainé de perturbations au sein de la caisse.

400 personnes par jour en moyenne et des pics de 1 000 personnes par jour lors des grandes Ă©chĂ©ances, telle est l'affluence au centre des Finances publiques de Saint-BenoĂźt, selon les syndicalistes. "Nous ne pouvons pas accueillir autant de monde dans de bonnes conditions", lance Eric Metro, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral adjoint du Snui Sud TrĂ©sor. "Les fonctionnaires sont trĂšs vite dĂ©bordĂ©s", dĂ©plore t-il. Ce qui peut engendrer des ralĂ©s-poussĂ©s entre contribuables et des tensions avec les agents. "Nous avons besoin d'effectifs supplĂ©mentaires", ajoute t-il. Au lieu de cela, 11 postes ont Ă©tĂ© supprimĂ©s en 2010 sur toute l'Ăźle. "Il y'aura encore des suppressions en 2011", regrette Eric Metro. Le problĂšme d'accueil serait le mĂȘme dans les autres centres de l'Ăźle. "Nous avons manifestĂ© Ă  Saint-BenoĂźt parce que c'est le premier centre oĂč a Ă©tĂ© appliquĂ©e la fusion ImpĂŽts - TrĂ©sor.

Ce mouvement de protestation était également l'occasion pour les syndicalistes d'informer les contribuables sur les dispositifs d'aide aux personnes qui ont subi "une baisse brutale de revenu". Ces derniers peuvent demander un échéancier pour le paiement des impÎts locaux. Un autre dispositif existe pour le service du Trésor. Des contribuables en grande difficultés financiÚres peuvent demander à titre gracieux un "allÚgement fiscal" qui sera étudié par les services concernés. "Ce sont des dispositifs méconnus de la population. En cette période de crise, ils peuvent aider les Réunionnais", explique Pierrick Ollivier, secrétaire général à la CGTR Finances publiques. "Ces recours sont des faveurs accordées par les services du Trésor et des ImpÎts. Ils ne sont pas prioritaires", prévient le syndicaliste.

Mounice Najafaly pour
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