L’IEDOM publie ce lundi 31 août 2026, les Tendances conjoncturelles relatives au 2ème trimestre 2026. En raison de la crise au Moyen-Orient, une majorité d’entreprises révise les prix de vente à la hausse. Face à cela, la population ne se déplace plus. D'autant que le prix des carburants augmente également. Nous publions le communiqué ci-dessous (Photo : Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
En soi, l’indicateur du climat des affaires (ICA) diminue de 3,6 points pour atteindre 100,1, son niveau de long terme.
La forte hausse des prix du carburant depuis le mois d’avril (+22,2 % en glissement annuel à fin juin) fait se redresser l’inflation qui atteint +1,5 % à fin juin en glissement annuel après +0,0 % à fin mars.

Elle conduit une majorité d’entreprises à réviser les prix de vente à la hausse et entraine un ralentissement des déplacements de la population.


Pour le troisième trimeste consécutif, les défaillances d'entreprises sont en hausse.

Selon les professionnels du commerce, l'activité se dégrade sensiblement au 2e trimestre et les perspectives pour le trimestre à venir restent baissières. Les commerçants notent une baisse de fréquentation. Les versements de billets à l’IEDOM diminuent de 2,5 % sur un an, traduisant un ralentissement des transactions en espèce.
- Les conditions sur le marché du travail se dégradent légèrement -
Après trois trimestres consécutifs de baisse, le nombre de demandeurs d'emploi (catégories A, B, C) repart à la hausse, avec une progression de 1,6 % sur trois mois.
Le nombre de personnes de catégorie A (sans activité) croît de 1,4 % sur le trimestre. Ce rebond s’observe également à l’échelle nationale.
- Certains secteurs progressent -
Les immatriculations de véhicules particulier neufs progressent quant à elles par rapport à la même période l’an passé (+1,2 % en glissement annuel), après un premier trimestre faible.
Alors que l’activité se replie dans une majorité de secteurs, les secteurs du tourisme et des services voient leur volume d’affaires augmenter.
Le secteur du tourisme bénéficie d’un trafic aérien dynamique (+1,3 % en variation trimestrielle, donnée CVS-CJO).
Le secteur des services est résilient : ses entreprises sont les plus nombreuses à déclarer que la crise n’a eu aucun impact sur leur activité.
