Face au retrait de certaines substances insecticides, il est essentiel de développer des solutions de protection alternatives, efficaces et économiquement viables pour les producteurs. Le mardi 27 octobre 2026, l’ARMEFLHOR et ses partenaires ont organisé à Saint-Pierre le premier comité de restitution du projet SA’IRA. Cette matinée a réuni 60 participants, dont 14 agriculteurs. Nous publions ci-dessous le communiqué
Lancé en 2025 dans le cadre du PARSADA, le projet SA’IRA, mené par l’ARMEFLHOR, l’ARIFEL, le CIRAD et La Coccinelle, vise à mettre à disposition des producteurs réunionnais des solutions opérationnelles pour gérer les ravageurs sur l’ ensemble des cycles de culture, sans dépendre des substances vouées à disparaître.
Le projet repose notamment sur la combinaison de plusieurs leviers de protection, dont la protection biologique intégrée (PBI) et les pratiques agroécologiques, afin de concilier efficacité de la protection des cultures et performances économiques, environnementales et sociales.
- Une première restitution au plus près du terrain -
Organisée sur deux sites, cette première rencontre a permis de présenter les travaux en cours et d’échanger avec les professionnels agricoles sur les problématiques rencontrées dans les exploitations.
Sur la parcelle ST0P, à proximité de l’ARMEFLHOR, les échanges ont porté sur les fourmis ravageurs dans les cultures de fruit de la passion et de pitaya, ainsi que sur les différents leviers de protection des cultures en pleine terre.
La matinée s’est poursuivie sur une exploitation agricole de Bassin Martin, autour de la protection biologique intégrée (PBI) en culture de tomate hors-sol sous abri. Les échanges ont notamment abordé les aspects techniques et économiques de cette méthode de protection.
- Des expérimentations chez les producteurs -
Prévu jusqu’en 2029, le projet SA’IRA repose notamment sur lamise en place d’un réseau de fermes pilotes à l’échelle duterritoire. L’objectif est d’évaluer l’efficacité et la rentabilité des stratégies développées dans des conditions réelles de production. La formation des producteurs et la prise en compte de leurs retours contribuent à adapter ces stratégies aux réalités des exploitations et à faciliter leur adoption.
Ce premier comité marque également le début d’un rendez-vous annuel destiné à partager l’avancement des travaux, les difficultés rencontrées et les retours d’expérience du terrain.
Les expérimentations se poursuivent et le projet recherche toujours des producteurs souhaitant intégrer le réseau de fermes pilotes.
