La période d'envol des jeunes pétrels de Barau approche à grands pas. Afin de réduire ces risques, la Société d'études ornithologiques de La Réunion (Seor) invite tous les gestionnaires d’éclairages publics, privés et sportifs, ainsi que le grand public, à intensifier leurs efforts de réduction et d’extinction des lumières du 3 avril au 3 mai 2026. Cette année, la nouvelle lune est proche du pic d’envol, les projections estiment que 880 à 1.200 oiseaux pourraient être retrouvés échoués (Photo : rb/www.imazpress.com)
Le risque d’échouage est maximal en début de nuit. La Seor invite donc tous les gestionnaires d’éclairages publics, privés et sportifs à entreprendre un maximum d’efforts de réduction des éclairages et d’extinctions du 3 avril au 3 mai.
Les éclairages sportifs doivent être éteints autant que possible dès la tombée de la nuit.
Lors de la période "noire" du 9 au 28 avril - cette période de 19 nuits est la plus critique avec 92 % des échouages attendus - les efforts de réduction des éclairages doivent être maximaux et intervenir dès 18h30 : extinction impérative des éclairages sportifs dès la tombée de la nuit, pas d’événements en soirée nécessitant des éclairages.

- Jusqu’à 1.200 Pétrels de Barau pourraient être retrouvés échoués -
Cette année, la nouvelle lune est proche du pic d’envol des jeunes Pétrels de Barau. Cela signifie que beaucoup d’entre eux n’auront pas la lune pour les guider jusqu’à l’océan et seront particulièrement désorientés par les éclairages.
Cela laisse présager que 880 à 1.200 Pétrels devraient être retrouvés échoués du 3 avril au 3 mai 2026.
En cas de non-extinction d’un maximum d’éclairages et de mauvaise météo, la prévision maximale de 1.200 échouages pourrait cependant être largement dépassée - comme ce fut le cas en avril 2024 par exemple avec 1.351 pétrels retrouvés échoués, bien au-delà des 830 initialement attendus.
- Les pétrels, des oiseaux désorientés par la pollution lumineuse -
Le pétrel de Barau, espèce endémique de La Réunion classée "en danger d’extinction" par l’UICN.
Les couples reviennent chaque année pondre un unique œuf sur le massif du Piton des neiges. En avril-mai, les jeunes prennent leur premier envol en début de nuit pour tenter de rejoindre l’Océan.
Suivant la lumière naturelle de la lune et des étoiles, ces oiseaux marins sont souvent désorientés par la pollution lumineuse, ce qui provoque de nombreux échouages au sol. Une fois à terre, les pétrels sont incapables de redécoller seuls, ce qui compromet leur survie sans intervention humaine.
Le pétrel de Barau, espèce endémique de La Réunion classée "en danger d’extinction" par l’UICN, est légèrement plus grand que le puffin tropical, avec une différence de 5 à 6 cm.
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- Que faire si vous trouvez un oiseau échoué ? -
Si vous trouvez un oiseau échoué, contactez rapidement contacter la Société d’études ornithologiques de La Réunion au 02 62 20 46 65. Si personne n’est disponible lors de votre appel, laissez votre nom et votre numéro de téléphone sur le répondeur de l'association.
"Nous vous rappellerons rapidement. Dès lors, nous organiserons ensemble sa récupération dans les plus brefs délais grâce à notre réseau de sauvetage (bénévoles structures relais) opérationnel sur toute l’île", informe la Seor.

En attendant la prise en charge par l'association : mettez l'oiseau dans un carton, dans lequel vous avez fait quelques trous pour lui permettre de respirer et placez-le dans un endroit au calme, à l’abri de la chaleur et du soleil, des chiens et des chats.
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