"De la honte et de la colère" : Emmanuel Macron a promis dimanche la fermeté contre les auteurs des violences en marge des manifestations de samedi, mais aussi "la transparence" sur le dispositif de maintien de l'ordre, alors que de nouvelles tensions ont éclaté à Paris et à Lyon.
"Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte", a déclaré le président de la République dans une allocution d'une dizaine de minutes.
Il a dénoncé "des factieux issus de groupuscules d'ultra-gauche, rejoints par de nombreux délinquants", qui "se sont livrés à une violence débridée dans nos villes". Mais, "jamais nous ne devons confondre" les manifestants aux "revendications légitimes" avec "ceux qui ont détruit, cassé, pillé".
Le chef de l'État a également promis "la transparence" quant à la stratégie controversée de maintien de l'ordre employée samedi. Il demande "au ministre de l'Intérieur" Laurent Nuñez, dont plusieurs dirigeants d'opposition exigent la démission, de "tirer toutes les leçons" des évènements, disant attendre "des réponses claires".
Dans les prochains jours, les préfets, pour "protéger nos villes", pourront "interdire" certains rassemblements, a annoncé le chef de l'État, qui maintient son déplacement de trois jours prévu à partir de lundi dans le Golfe.
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— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) October 18, 2026
"Lamentable allocution" d'un "pouvoir lâche et désorienté", a réagi le président du RN Jordan Bardella. Un discours "absolument irresponsable", sans réponse aux revendications, a taclé l'Insoumis Manuel Bompard.
Le chef de l'Etat "apparaît totalement dépassé", a jugé son ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau (LR), non suivi dans sa demande de décréter l'état d'urgence.
- "Condamner sans ambiguïté" -
Emmanuel Macron a appelé les "partis politiques", mais aussi les "organisations professionnelles et syndicales à condamner sans ambiguïté" les violences et a insisté sur la proximité de l'élection présidentielle, dans six mois exactement.
Ces violences ont donné lieu à 2.397 interpellations, avec 997 policiers et gendarmes blessés dont 7 graves, selon les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur.
Aucune annonce concernant ces revendications (lutte contre la vie chère, défense des services publics...) n'a été faite à ce stade par le chef de l'État. Mais le Premier ministre réunira prochainement partis politiques, syndicats, collectivités et parlementaires au cours de plusieurs réunions, a-t-il annoncé.
Épicentre de la mobilisation parisienne et des heurts de samedi, la place de la République a été de nouveau le théâtre d'affrontements dimanche après-midi avec les forces de l'ordre, qui ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule.
Des magasins ont également été pillés dans le quartier, où la CRS 8, une unité spécialisée dans la lutte contre les violences urbaines, a été déployée pour le deuxième jour d'affilée.
Samedi, les affrontements et pillages ont déferlé jusque tard dans la nuit dans plusieurs villes, faisant ressurgir le débat brûlant sur les failles du maintien de l'ordre, dénoncées notamment par les maires de Paris, Marseille ou Limoges.
- Colère et désolation -
Mairies attaquées, magasins saccagés, rues jonchées de débris... Dans les nombreuses villes touchées par les violences, l'heure était au bilan, à la désolation et parfois à la colère. Quelque 7.000 personnes, dont de nombreux élus, se sont rassemblées dimanche à Limoges, dont la mairie a été dévastée par un incendie.
Dans toute la France, pas moins de 1.500 commerces ont été pris pour cible samedi, selon Alexandre Bompard, président de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), évaluant les dégâts à "plusieurs centaines de millions d'euros".
Le ministre du Commerce Serge Papin réunira lundi matin les fédérations représentant les commerçants et distributeurs, les hôteliers et restaurateurs, ainsi que les banques et assurances.
Habitué des grandes mobilisations, le pays a déjà connu des épisodes de violences avec les gilets jaunes en 2018-2019, les émeutes provoquées par la mort de Nahel en 2023 ou les manifestations contre la réforme des retraites la même année.
Mais la journée de samedi marque, selon certains observateurs, un point de bascule.
- "Risque pour la Nation" -
Une commission d'enquête parlementaire sur les violences va être mise en place sur la stratégie de maintien de l'ordre, a annoncé la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance).
En attendant, l'Association des maires de France (AMF) a appelé à des rassemblements lundi devant les mairies pour alarmer d'un "vrai risque pour toute la Nation".
La crise française n'est pas passée inaperçue à l'étranger. "La France brûle", a écrit le président américain Donald Trump, estimant que le pays était "brisé" par l'immigration.
Près de 2.400 personnes ont été interpellées samedi lors de la journée de mobilisation contre "la vie chère" émaillée de violences, et près d'un millier de policiers et gendarmes ont été blessés, dont sept gravement, selon un bilan consolidé du ministère de l'Intérieur.
AFP

La veille des emeutes ils s’amusaient lui et sa femme au concert de Céline Dion et là il profite des mois qui lui restent pour partir se balader avec l’argent de nos impôts à Ryad.Il n’en a vraiment rien à faire de la France.
Qu'il parte au concert, c'est son droit. Comme l'autre "lumiere" qui dit qu'il n'a pas le droit de
voyager !
Ce qui est SURTOUT problématique, 10 ans qu'il est au pouvoir et la France va de plus en plus mal.
Il y en a un qui mêle à toutes les sauces Vira,pour être aussi obsédé il doit être très envieux de cette personne...Le président qui part en voyage alors que la France va mal,il est vraiment déconnecté de la réalité.
La prochaine fois alé en voyage avec li.
Dans votre cas un entretien professionnel serait très intéressant. "Vous n'avez pas les compétences... mais comme vos avez été recruté.... on vous garde à défaut de vous virer "
"Ils ont des yeux pour voir et ils ne voient pas. Ils ont des oreilles pour entendre et ils n'entendent pas" Geremy
Il est nécessaire, voire vite de se référer à des yeux et oreilles.... distancies.
Alain Bauer, criminologue reconnu, écrit ce qui suit :
"........(La..) théorie de la manœuvre politique n’explique pas les masses en mouvement. Ni des manifestants et encore moins des casseurs et des pilleurs. Il se passe quelque chose de bien plus important. L’arbre Mélenchon ne peut cacher la forêt “amazonienne” du mouvement social. »
U e petite musique me dit qu'il a raison.
Hier soir, notre (ou plutôt Le…) Jupiter aux petits pieds a commis l’acte de violence le plus extrême.
A l’Elysée, chez nous donc, il nous a dit en substance et droit dans les yeux :
« Quoiqu’il VOUS en coûte, JE reste »
Mais que fait donc la police ?????
Pour le quotidien espagnol El Pais, le 17 octobre "a signé l'acte de décès du macronisme" .
Marre de la violence.
Incroyable de naïveté... Un discours totalement vide, sans aucune perspective, à l'image de ce président qui restera comme le plus mauvais président de la 5e république
Discours vide comme les 40 ans de la Politique de Virapoullé.
Aucune réponse sur le fond, aucune perspective concrète face aux revendications sur la vie chère et la défense des services publics. À la place, des condamnations, des menaces d’interdiction et une promesse de transparence sur une stratégie de maintien de l’ordre contestée. Gouverner, ce n’est pas seulement dénoncer les violences, c’est aussi comprendre la colère qui s’exprime et apporter des réponses politiques. Cette allocution illustre un échec de méthode autant qu’un échec politique : incapable de renouer le dialogue, ce pouvoir semble surtout vouloir gérer la crise sans traiter ses causes. Dans ces conditions, envisager de voter pour Édouard Philippe ou Gabriel Attal devient compliqué quand on voit l’héritage politique de leur mentor et le bilan de cette méthode.
Je viens de voir sa tête... ma semaine est foutue.
....et la mienne aussi foutue en lisant votre commentaire!
En vous lisant,on se dit qu'on est vraiment dans une situation compliquée. Pauvre de vous.