Ce mercredi 19 février, Jocelyn Rivière et Jean-Jacques Ferrère entament leur troisième jour de grève de la faim. Les deux salariés de la SIB réclament des solutions concrètes et des engagements écrits du groupe Colgate/Palmolive pour les 33 employés menacés. Une nouvelle réunion entre les représentants du personnel et la direction de l'usine est actuellement en cours. S'il y a un peu de mieux, les propositions des dirigeants sont loin de satisfaire le délégué syndical de la CGTR.
Cela fait à présent plus de quatre longues heures que les représentants du personnel et la direction de la SIB sont en réunion. Un rendez-vous programmé depuis deux semaines pour tenter de faire avancer les choses, et apporter des solutions aux 33 salariés menacés par la fermeture de l’usine.
Après une première pause dans ces discussions, Jocelyn Rivière n’est pas vraiment satisfait des premières propositions du groupe Colgate/Palmolive. "Ils n’ont pas tellement bougé sur leurs positions. La direction a proposé un peu de mieux sur le volet social, mais ça ne va pas arrêter ma grève de la faim. D’autant plus que les repreneurs veulent rester anonymes et ne veulent pas communiquer leur nombre."
Le plan d’accompagnement qui est actuellement discuté ne convient pas au délégué syndical de la CGTR : "un plan similaire avait été proposé en 2007 à 10 employés dans le cadre d’un plan de départ volontaire. Je les ai contactés aujourd’hui : sur les 10, il n’y en a qu’un seul qui travaille aujourd’hui." Il ajoute : "nous sommes déçus, ça ne va pas avancer plus que ça. Je le savais très bien."
En dehors de ces discussions sur les congés de reclassement ou l’aide à la formation, les représentants du personnel ont évoqué la grève de la faim de Jocelyn Rivière et Jean-Jacques Ferrère auprès de la direction. "Ils ont dit à mes collègues que cela ne fait que trois jours et que le pronostic vital n’est pas engagé. Ils ne se soucient pas de nous et ce n’est pas normal. S’il faut mettre ma vie en jeu pour faire avancer les choses , je vais le faire. C’est lamentable de voir comment ils nous traitent", a commenté le syndicaliste.
Les deux salariés en grève de la faim ont également reçu la visite de Huguette Bello. La députée-maire de Saint-Paul, qui "a tenu à être présente pour dénoncer", a contacté à nouveau la préfecture pour organiser à nouveau une réunion pour "clarifier la situation."
En attendant la fin de la réunion entre le personnel et les dirigeants, Jocelyn Rivière et Jean-Jacques Ferrère ont pris une décision : "on a discuté. On reste là et on campe sur nos positions, tout comme la direction." Au troisième jour de leur grève de la faim, les deux salariés devraient voir des médecins ce mercredi soir. "Le cap des trois jours - le plus dur - sera franchi ce soir. Pour la suite, on verra. Si physiquement ça ne va pas, moralement, nous sommes là , et c’est le plus important", indique le délégué CGTR.
