(Actualisé) Selon nos confrères de Zinfos974, une cyberattaque aurait eu lieu dans la nuit du dimanche 11 octobre au lundi 12 octobre 2026, touchant les congélateurs du Leader Price de Saint-André. Les températures auraient grimpé, dépassant les 50 degrés. La perte des produits congelés serait estimée à 66.000 euros. Une attaque non sans rappeler celle survenue dans l'Hexagone (Photo d'illustration : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Une perte considérable s'élevant à 66.000 euros. C'est le préjudice qu'a subi un Leader Price de Saint-André selon Zinfos974. Les congélateurs auraient été piratés de la même manière et au même moment que ceux de l'Hexagone qui ont été victimes d'une vague de cyberattaques visant leurs installations frigorifiques.
Les pirates auraient déclenché et forcé le dégivrage des installations frigorifiques de nombreux magasins de l'Hexagone. D’après BFMTV, la cyberattaque a ciblé "les systèmes de régulation frigorifique du fabricant danois Danfoss", qui "équipe de très nombreux magasins français".
Le Leader Price de Saint-André était également équipé de congélateurs de cette marque.
Les températures auraient ainsi "été modifiées à distance, entraînant la destruction de stocks de produits frais et surgelés".
Depuis, nous informe-t-on, les rayons restent vides. Le temps de tout remettre en ordre car il faut investiguer, se rapprocher du prestataire en charge des installations frigorifiques car parfois, une simple réinitialisation n'est pas suffisante.
Sollicité par l’AFP, le parquet de Paris a annoncé le lancement d’une enquête de sa propre initiative sur "la cyberattaque d’ampleur touchant les réfrigérateurs connectés de plusieurs grands magasins de distribution alimentaire sur tout le territoire français".
- La Réunion et l'océan Indien, pas épargnés -
L'Observatoire de la Cybersécurité de l'Océan Indien (OCOI) avait appelé à la vigilance. "Ce type d'équipement est présent sur nos territoires, de La Réunion à Mayotte, en passant par Maurice, Madagascar, les Comores et les Seychelles", précise Chafik Mohamed, président de l'Observatoire de la Cybersécurité de l'Océan Indien (OCOI).
Dans des territoires insulaires dépendants des approvisionnements extérieurs, une rupture de la chaîne du froid pourrait être particulièrement difficile à absorber.
"L'absence d'incident ne doit donc pas faire baisser la vigilance", souligne l'OCOI.
L'OCOI recommande à toutes les organisations de faire auditer leur surface d'exposition sur Internet par un spécialiste, en y incluant leurs équipements techniques.
cs/www.imazpress.com/[email protected]

Y'a vraiment des imbéciles qui n'ont rien d'autre à faire ?
Isolation et cloisonnement des réseaux (IT vs OT).
Sécurisation des accès et des identifiants