Alors que la convention canne 2022-2027 n'est toujours pas signée, la campagne sucrière doit bientôt démarrer. Ce mardi 31 mai 2022, des dizaines de planteurs se sont donnés rendez-vous dans l'après-midi devant les locaux de la CTICS (centre technique interprofessionnel de la canne et du sucre) à Saint-Denis. Une réunion entre planteurs et industriels dans l'après-midi visait à trouver un terrain d'entente pour garantir les revenus des producteurs de canne au cours des cinq prochaines années. A l'issue des échanges, "aucune avancée" n'est à signaler, déplore la FDSEA. Les réunions vont se poursuivre (Photo d'illustration : rb/www.ipreunion.com)
Notre journaliste est sur place, regardez :
-
C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi
-
Fin de réunion : "aucune avancée" selon Dominique Gigan
La réunion entre planteurs et industriels a pris fin. Dominique Gigan, président de la FDSEA, indique "qu'aucune avancée" n'est à noter à l'issue de ces échanges. Les négociations n'ont ainsi rien donné.
"Il n'y a pour l'instant pas d'accord avec les industriels" ajoute-t-il. Une prochaine réunion est prévue ce jeudi.
Selon lui, le début de la campagne sucrière n'est cependant pas totalement menacé. "On est encore dans les temps, tout dépendra des réunions" note celui qui rappelle les principales revendications des syndicats agricoles : "une revalorisation de la bagasse, revoir le prix du sucre, et des aides supplémentaires pour faire face au prix en hausse des intrants".
-
La campagne sucrière démarrera probablement en retard
D'après la FDSEA, si les négociations n'avancent pas, la campagne sucrière qui doit débuter dans un mois environ, pourrait débuter en retard. Les agriculteurs mobilisés appellent les planteurs à la mobilisation pour les prochaines réunions. Une quarantaine de personnes sont présentes sur place pour cette réunion, qui devrait durer jusqu'à 16 heures au moins.
-
Les industriels demandent une nouvelle aide de l'Etat
28 millions d'euros ont déjà été accordés aux industriels, l'Etat ne devrait pas accorder une nouvelle aide. 14 millions d'euros ont par ailleurs été accordés aux agriculteurs
-
La convention ne sera pas signée aujourd'hui, affirme la FDSEA
"Nous avons demandé 20 millions nous avons eu 14 millions, nous avons demandé le blocage des prix, l'homologation, le blocage des intrans, une augmentation des prix du sucre : nous ne l'avons pas eu" dénonce Emmanuel Tailamé, secrétaire général de la FDSEA, rappelant que 4.000 hectares ont été perdus suite aux intempéries. "On est prêt à démarrer notre campagne, mais on souhaite trouver un juste accord sur les prix du sucre" ajoute le syndicaliste. "C'est loin d'être terminé, nous aurons d'autres réunions" indique-t-il.
Plusieurs politiciens, dont Karine Lebon et Thierry Robert, sont venus apporter leur soutien aux agriculteurs.
-
Bonjour à tous, nous ouvrons ce live pour suivre la mobilisation des planteurs
Suivez-nous
À propos
Faute de convention canne, les planteurs sont inquiets et manifestent ce mardi en début d'après-midi à Saint-Denis devant les locaux de la CTICS (Centre Technique Interprofessionnel de la Canne et du Sucre), où doit se tenir la réunion du Comité paritaire de la canne et du sucre (CPCS). Une convention nécessaire pour régir toute la filière canne pour les cinq prochaines années.
La convention canne doit être négociée entre planteurs, usiniers et industriels. Mais cette année, personne n’y trouve son compte. Même si les planteurs ont reçu 14 millions d’euros de la part de l’Etat, pour la Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles (FDSEA), cela ne suffit plus. Les agriculteurs, fortement impactés par les intempéries et les crises dans le monde, demande une rallonge pour pouvoir amortir les coûts des engrais, herbicides et matériaux.
Lire aussi - Convention canne toujours pas signée : les planteurs mettent la pression
- Un dialogue rompu -
Sans cette convention, de nombreux planteurs risquent de devoir mettre un terme à leur production. Les industriels de leur côté disent ne pas pouvoir mettre d’argent sur la table. Si les négociations n’avancent pas, c’est, selon la FDSEA, parce que les industriels auraient fait une demande de subventions, que l’État a refusé de leur accorder. La tension est donc à son comble entre les planteurs, usiniers et industriels.
Ce qu’espèrent donc les planteurs pour ce mardi, c’est que la réunion du Comité paritaire de la canne et du sucre (CPCS) aboutisse sur des négociations pour qu’agriculteurs et industriels puissent signer la convention canne, avant le début de la campagne sucrière.
Près de 2.700 planteurs sont impactés par ces tensions entre agriculteurs et industriels. Des tensions qui interviennent alors que les planteurs ont déjà été fortement impactés par une année 2021 infructueuse. Pour rappel 1,55 million de canne avait été récolté.
www.ipreunion.com / [email protected]

Punaise qu'ils coupent qu'ils ne coupent pas, qu'ils commencent en l'an 6060mais qu'ils nous fichent la paix !!!!!!!!!