Syrie - Toujours le chaos et l'horreur

Evacuation d'Alep: des rebelles parlent d'un nouvel accord, le régime dément

  • Publié le 15 décembre 2016 à 03:51

Des groupes rebelles syriens ont annoncé ce mercredi soir 14 décembre 2016 un nouvel accord qui permettrait l'évacuation jeudi matin des blessés et des civils des quartiers qu'ils contrôlent encore à Alep, une information démentie par une source proche du régime syrien.

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) fait état pour sa part de la poursuite des hostilités dans cette ville du nord de la Syrie où des milliers de civils attendaient de pouvoir être évacués après l'échec d'un premier accord conclu sous la houlette de la Russie, allié du régime, et de la Turquie, parrain des insurgés.

L'accord portait sur une évacuation des combattants de la rébellion et des civils, initialement prévue mercredi matin. Son échec a été accompagné d'une reprise des violences dans la ville martyre après une accalmie de plusieurs heures, rebelles et régime ainsi que les alliés des deux côtés s'accusant mutuellement d'avoir violé l'accord.

Mercredi soir, des responsables des groupes rebelles influents Noureddine al-Zinki et Ahrar al-Cham ont fait état d'un nouvel accord. "Un cessez-le-feu est entré en vigueur à Alep, à la suite de négociations entre les Russes et le Croissant-Rouge turc", a déclaré à l'AFP Yasser al-Youssef, du groupe Nourredine al-Zinki.

"Le premier groupe de civils et de blessés partira à l'aube jeudi", a dit M. Youssef à l'AFP. Il a affirmé qu'un accord portant sur les rebelles avait également était conclu, mais il n'a pas donné de détails sur leur évacuation.

Ce nouvel accord porte également sur l'évacuation des blessés des localités de Fouaa et Kefraya, assiégées par les rebelles dans le nord-ouest de la Syrie. Un responsable d'Ahrar al-Cham, Ahmad Quora Ali, a confirmé qu'un cessez-le-feu était entré en vigueur et que blessés et civils seraient évacués d'Alep jeudi matin.

Mais ces informations sur un nouvel accord ont été démenties par une source proche du gouvernement syrien, selon qui les combats se poursuivaient à Alep. "Il n'y a pas d'accord, les négociations se poursuivent", a affirmé cette source. L'OSDH fait état pour sa part de violents combats dans la ville.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine ont convenu lors d'un entretien téléphonique mercredi soir que les violations du cessez-le-feu à Alep devaient cesser, se disant prêts à reprendre "dès que possible" l'évacuation des civils et des rebelles, selon une source présidentielle turque.

Les chefs de la diplomatie russe et américaine se sont également parlés au téléphone, Sergueï Lavrov appelant John Kerry à faire pression sur les rebelles pour les inciter à quitter la ville, selon la diplomatie russe.

Depuis le début du conflit 300 000 personnes, majoritairement des civils, dont des enfants, des malades, des vieillards,  ont déjà été massacrées dans l'indifférence du reste du monde.

AFP

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