(Actualisé) Les salariés de la CISE Réunion sont en grève depuis le mercredi 7 octobre 2026. La distribution de l'eau est fortement perturbée dans plusieurs communes du Sud et de l'Est de l'île assurées par la CISE. Ce dimanche 11 octobre 2026, cette dernière a émis un communiqué de presse où elle mentionne des "actes de malveillance" sur des équipements qui viendraient "aggraver" la situation. Face à cette situation, la préfecture a décidé, comme elle le détaille dans un communiqué de presse, de "réquisitionner le personnel strictement nécessaire" pour rétablir une distribution correcte. (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Depuis plusieurs jours, des perturbations affectent la distribution d'eau potable dans plusieurs secteurs de La Réunion, en lien avec un conflit social interne à la CISE Réunion et Sudéau, entraînant des difficultés opérationnelles. Cette situation impacte surtout les habitants de Sainte-Marie, du Tampon, de Saint-Benoît et de la Plaine-des-Palmistes.
Selon la Cise "Dans le cadre du mouvement social au sein de l’UES Réunion, les organisations syndicales revendiquent notamment une revalorisation de 30 % de salaire. Une évolution de cette ampleur n’est pas soutenable au regard des équilibres économiques et engagements contractuels de CISE Réunion. La direction a présenté sa position aux représentants des salariés et reste disponible pour poursuivre les discussions".
Face aux difficultés rencontrées et afin de garantir le service public en approvisionnement d'eau, le préfet prend la décision de réquisitionner le personnel strictement nécessaire, afin d'assurer les missions essentielles, notamment la surveillance du réseau, la recherche des dysfonctionnements et le contrôle de la qualité de l'eau.
Dans un comuniqué, la Cise précise, qu' "À Sainte-Rose, un équipement de régulation a été dégradé, entraînant une baisse du niveau du réservoir. À Saint-Benoît, des vannes ont été fermées, notamment sur le secteur d’Abondance et au chemin Sévère. Les équipes sont intervenues afin de rétablir le fonctionnement des installations et de limiter les conséquences pour les usagers. Les auteurs de ces faits ne sont pas identifiés à ce stade ; des investigations sont en cours".
- "Garantir à la population un accès à une eau de qualité" -
Le préfet précise que "L'Agence régionale de santé (ARS) assure le contrôle sanitaire de l'eau en lien avec les acteurs concernés. La levée des restrictions sanitaires ne pourra toutefois intervenir qu'après obtention de résultats d'analyses microbiologiques conformes. Dans l'attente de résultats confirmant le retour à une qualité sanitaire satisfaisante, les habitants doivent respecter les consignes sanitaires en vigueur dans leur secteur et se référer aux informations diffusées par les autorités compétentes".
La priorité demeure de garantir à la population un accès à une eau de qualité sanitaire conforme, tout en préservant la continuité des services essentiels. "La qualité de l’eau fait l’objet d’une surveillance renforcée. Si un risque sanitaire est identifié, les usagers concernés seront informés des consignes définies par les autorités sanitaires", écrit la Cise.
Une cellule de suivi réunissant des cadres de la préfecture et de l'ARS est activée depuis vendredi 8 octobre et le restera jusqU'à la levée des difficultés.
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M. Le préfet, sortez Macron de votre corps, et faites y entrer Bonaparte. Et alors vous ne préterez plus le flanc à la critique.