Ce lundi 12 mars 2012, le ministĂšre de l'Ă©ducation nationale, de la jeunesse et de la vie associative, et les inspections gĂ©nĂ©rales ont prĂ©sentĂ© le rapport "Propositions pour une Ă©volution du baccalaurĂ©at". Ces propositions comprennent entre autres la rĂ©duction du nombre d'options facultatives et le remplacement des Ă©preuves du second groupe par l'examen du livret scolaire. Dans un communiquĂ© publiĂ© ce mardi 13 mars 2012, la CGTR Ăduc'action rappelle que le "baccalaurĂ©at n'est pas un concours". "Il s'agit de produire en fait un bac moins couteux et tant pis si ce dernier devient moins dĂ©mocratique et plus Ă©litiste", rappelle le syndicat.
La CGTR Ăduc'action s'Ă©tonne que "cette annonce de rĂ©forme intervienne Ă quelques jours" de l'Ă©lection prĂ©sidentielle. "Cela confĂšre incontestablement un cotĂ© sidĂ©rant Ă cette annonce qui n'a pas d'autre objectif que de cliver politiquement avec l'opposition dans une combinaison de politique politicienne aux antipodes de l'intĂ©rĂȘt de nos Ă©lĂšves. Les porteurs de ce projet n'ont, en effet, aucune certitude d'ĂȘtre lĂ pour mettre en ?uvre cette reforme", poursuit-elle.L'organisation syndicale dĂ©plore que "sous prĂ©texte de baisse de niveau du bac, Luc Chatel veut faire d'une pierre deux coups, Ă savoir, rĂ©aliser des Ă©conomies budgĂ©taires, quitte Ă priver de nombreux Ă©lĂšves de ce prĂ©cieux passeport et aussi dĂ©velopper l'Ă©litisme et la mĂ©ritocratie".
Selon la CGTR Ăduc'action, le ministre de l'Ă©ducation nationale, en annonçant la mise en place d'Ă©preuves Ă©liminatoires et la suppression des Ă©preuves de rattrapage "va encore plus loin dans la mise en place d'un systĂšme Ă©litiste".
"Cette réforme aurait pour effet de réduire le nombre de bacheliers, rendant alors impossible la poursuite d'études. C'est une véritable déclaration de guerre contre notre jeunesse", conclut le syndicat.
