Lors de la commission permanente de ce mercredi 7 mars 2012, les élus du conseil général ont approuvé le dispositif de lutte contre la vie chère. Dans un communiqué, le conseil général indique "évaluer à 5,4 millions d'euros maximum l'effort financier consenti par la collectivité pour soutenir le pouvoir d'achat des Réunionnais et la production locale". Un soutien qui se poursuivra jusqu'à la fin de l'année afin de "permettre aux différents acteurs de rechercher et de trouver des solutions pérennes pour proposer aux Réunionnais des produits de qualité à moindre coût". Par ailleurs, le Département précise que "la grande distribution, seule concernée pour l'instant par cet accord, s'est engagée à ce que les baisses soient effectives au lundi 12 mars". La mise en place du "chèque électricité" a également été votée à l'unanimité.
Ce mercredi en commission permanente, la présidente du conseil général, Nassimah Dindar, a rappelé que ces mesures destinées à répondre à une situation d'urgence ont été élaborées selon trois principes, à savoir "un soutien à la production agricole et industrielle locale", un soutien à des produits de grande consommation et de qualité, ciblés par les services de la préfecture en lien avec des associations de consommateurs et un effort partenarial de l'ensemble des acteurs".Le conseil général précise avoir retenu une liste de 33 produits, répartis ainsi : 12 fruits et légumes, dont la liste a été définie avec la coopérative de producteurs AROP-FL, 10 fruits et légumes transformés (confitures, compotes, jus, 4ème gamme), 7 produits "viande et laitages" (certaines références de porc, poulet et b?uf ainsi que de yaourt et de lait), 3 autres produits divers, tels le riz de luxe, l'huile de tournesol et le jus d'orange et un produit non alimentaire, les couches pour bébé fabriquées localement.
Par ailleurs, 200 tonnes de fruits et légumes seront également fournies à la banque alimentaire et aux boutiques solidaires au cours de l'année 2012. "Il convient cependant de souligner que les réseaux de distribution spécialisés primeurs, de type espace fraîcheur qui travaillent avec des organisations de producteurs, sont éligibles à ce dispositif, de même que des agriculteurs indépendants en capacité de produire des factures à ces mêmes réseaux ou à des petits commerces et prêts à s'engager dans une convention cadre partenariale", explique la collectivité.
Nassimah Dindar a également noté que, pour que ces mesures soient efficaces, "l'Etat doit mettre en place un comité de suivi et de contrôle". Ce comité aura également pour mission de travailler sur la décomposition des
prix des produits proposés aux consommateurs afin de pouvoir, à terme, proposer une évolution durable de notre modèle économique et social.
Par ailleurs, le dispositif "chèque électricité" a été voté à l'unanimité. "Le dispositif s'adressera aux bénéficiaires de l'AAH, du minimum vieillesse et aux personnes dont les ressources sont comprises entre le plafond d'éligibilité à la CMU C et 1,4 SMIC, notamment les travailleurs pauvre. Cette aide financière forfaitaire annuelle pourra atteindre 120 euros", explique le conseil général. Le coût de cette mesure est estimé à environ 4 millions d'euros. Une mesure financée par le produit de la taxe sur l'électricité.
