La situation est désormais réglée au lycée de Vincendo, où la fresque de l'artiste Méo fait toujours polémique. "Le pôle valeurs de la République du ministère a confirmé la position du recteur Pierre-François Mourier" annonce le rectorat ce mercredi 17 avril, et a donc indiqué au proviseur qu’il convenait désormais de clôturer ce dossier en ne demandant pas à l’artiste de modifier son œuvre et en affichant le texte rédigé par ce dernier pour expliquer le sens de son travail.
La polémique n'en finissait plus d'enfler au lycée de Vincendo à Saint-Joseph. En cause : une fresque peinte par l'artiste Méo, où la mention "Histoire de la France" a été rayée pour écrire "Zistwar la Rényon". Un détail qui a fortement déplu à la direction, qui affirme que l'artiste n'a pas respecté son contrat, et qui a fait appel à un comité d'expert pour valider – ou non – l'oeuvre. En attendant, l'artiste n'était pas payé, et des lycéens se mobilisent désormais pour apporter leur soutien à Méo.
Le pôle valeurs de la République a tranché : l'artiste n'aura pas à modifier son oeuvre. Il devra cependant, comme il l'avait proposé, afficher un texte pour expliquer sa démarche.
- Soutien des lycéens -
En amont de cette décision, des lycéens de Vincendo se sont mobilisés sur les réseaux sociaux pour lui apporter leur soutien. "Quand on a appris que la couverture du livre de la fresque posait problème à certains professeurs, on a débattu autour du sujet. Tout le monde était d'accord pour dire que c'était assez absurde" affirment des élèves qui ont créé un compte de soutien pour Méo sur Instagram. "On est révolté de savoir que la direction veut faire modifier l'oeuvre" ajoutent-ils.
"Nous sommes tombés sur un article qui parlait du fait que l'artiste n'avait toujours pas été rémunéré. Nous avons voulu agir à notre échelle et tenté de nous faire entendre" expliquent-ils, contactés par Imaz Press.
Ils affirment avoir demandé la création d'un sondage sur Pronote pour récolter l'avis des élèves sur la fresque, sans succès.
Du côté de la direction, on affirme que "tout va bien chez les élèves". Le proviseur, contacté par la rédaction, affirme même que de nombreux faux comptes sont apparus en soutien à l'artiste et qu'il s'agit de "tentatives de déstabilisation". Allant jusqu'à affirmer que nos interlocuteurs pourraient ne pas être des élèves de son lycée.
"Nos 640 élèves, on les connait, on sait ce qu'il en est, et ceux qui discutent avec les élèves c'est nous. Je me méfie des comptes sur les réseaux, qui nous calomnient et dont nous sommes la cible" déclare-t-il.
Des accusations réfutées par les personnes à l'origine du compte de soutien, qui par bonne foi nous ont envoyés des photos de leur carnet de liaison et d'un certificat de scolarité. "Il est évident que la direction ne veut pas être mêlée à ce compte étant donné que nous n'allons pas dans son sens" estiment les lycéens. "Ce que nous reprochons à l'établissement, c'est qu'ils ne demandent justement pas notre avis."
Concernant le fond de l'affaire, la direction ne souhaite plus réagir. "Monsieur Sigismeau (Méo ; ndlr) a décidé de porter l'affaire en justice, cela se règlera là-bas. Au moment où il est rentré dans une procédure judiciaire, je ne suis plus autorisé à commenter de cette affaire" conclut le proviseur.
- De nombreux soutiens -
Depuis le début de cette polémique, Méo a en tout cas pu compter sur le soutien de - très - nombreux artistes, mais aussi de politiciens.
Le collectif artistique Meufs kis osent (MKO) a apporté ce mercredi son soutien à leur homologue. "Méo, un artiste très engagé, créole et fier de ses racines est appelé pour réaliser une fresque sur le thème de l’identité profonde "celui qui oublie ses racines n’atteint jamais sa destination", à votre demande. Mais voilà, une fois l’œuvre finie et en dépit du respect du thème, par le choix judicieux de l’histoire de "Zoli Kèr", certains d’entre vous s’offusquent" dénoncent-elles. "L’image est sans doute violente pour vous ! Car elle reflète ce que vous peinez à voir ! Elle reflète sans doute les échecs de votre République !"
"Cette censure est une violence. Contre un des plus grands artistes réunionnais. Contre l’affirmation de notre identité et de notre histoire réunionnaise. Je soutiens MEO ! Sa fresque s’inscrit d’ailleurs dans le droit fil de la commande passée : savoir d’où l’on vient" s'est insurgée sur sa page Facebook Émeline K/Bidi, députée de la circonscription. "Nous sommes Français ET Réunionnais. Nous sommes Réunionnais ET Français."
Interrogé par Imaz Press, le député Fréderic Maillot a donné raison à Zoli kér qui "rotrouv pa la tras’ mon bann dann mon liv listwar la Frans-la". Le parlementaire commente : "une partie du corps enseignant prend peut-être cela comme un affront mais c'est une réalité. Lorsque l'on veut connaître les profondeurs de notre histoire, il faut faire "l'école marron" car l'école de la République n'enseigne pas l'Histoire de La Réunion"
Il a déploré : "je ne vois que ça choque encore quelques personnes de reconnaitre que l'histoire de La Réunion n'est pas enseignée dans les écoles". Il s'exclame ensuite : "ce n'est pas un message anti-français que d'apprendre l'histoire de La Réunion et apprendre l'histoire de France."
Dans un communiqué, Pour La Réunion, a dénoncé "une menace inacceptable".
"Le PLR dénonce la volonté de censure sur cette œuvre d’art." "Le PLR sait ô combien le travail réalisé par l’artiste Méo est un travail talentueux de valorisation de notre histoire et de notre culture. Nous ne pouvons accepter qu’il soit exercé une quelconque forme de contrôle de sa production artistique."
À Saint-Denis, la maire Ericka Bareigts a proclamé : "À Saint-Denis, nous défendons l'art et la liberté d'expression. Nos murs, nos cœurs, nos espaces, nos musées, nos écrits et nos musiques sont des sanctuaires de l'art. Je soutiens pleinement Méo, un artiste engagé et fervent défenseur du patrimoine réunionnais qui passe avec ces graffs, un message fort de notre réalité."
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Le pauvre culturellement C Toi, le petit parvenu... les Habitants de Cuba, Haiti et Madagascar, n'envient pas les assistés et les soumis de ton genre, Ils sont Libres et de Grande Noblesse, Comme les Réunionnais...
heureusement!!!
Encore une démonstration d'un Etat faible qui ploie devant le communautarisme gauchiste local.
Honte à l'absence de courage des autorités qui laissent ainsi bafouer la République et ses valeurs.
Le créole et la culture créole sont précieux et doivent être préservés, sans aucune équivoque.
Mais le PLR et le gauchistes indépendantistes se servent de cela comme argument fallacieux pour distiller lentement une idéologie au sein d'une population de plus en plus pauvre culturellement et vulnérable socialement.
C'est un mécanisme vieux comme le monde, qui a donné Cuba, Hait, Madagascar !!!
Quand le petit créole, crédule, suit naïvement ce qu'il croit être la lumière, il s'enfonce en fait dans les ténèbres de l'autocratisme le plus total.
Pendant ce temps la Huguette, Patrick, Frédéric ( MAILLOT ), Jean-Hugues, voyagent en Business ( 5000 € AR ) et engraissent à vue d'oeil.
Que font les républicains, les démocrates, les défenseurs d'une idée de la grandeur de la France et de La Réunion.
Vraiment,s'il est payé pour quelque chose qui ne coreespond pa sà la commande, c'est du grand n'importe quoi. Comme tout ce qui passe actuellement d'ailleurs, il faut constater que tout le monde se fout de tout le monde. Vive la FRANCE.
Certains retraités gagnent 600€ par mois et l’autre 6000€ pour faire cette horreur.
Les lycéens ne payent pas pour ça ! Ce sont les contribuables.
Si ça leur plaît qu’ ils payent.