Ce mardi 3 mars 2026, la direction de l'Agence régionale de santé (ARS) a reçu plusieurs représentants des salariés du privé dans le secteur de la santé. Les représentants des travailleurs voulaient connaître les raisons d'"une situation différenciée entre les salariés du secteur privé de la santé à La Réunion et ceux des établissements publics". Ils ont indiqué n'avoir pas obtenu de réponse de la part de la direction de l'ARS. La CFTC Santé annonce qu'une grève va avoir lieu. La date n'a pas encore été précisée (Photo sly/www.imazpress.com)
"L'ARS ne peut rien faire pour nous", peste Rudolphe Dain, référent des cliniques privées - CFTC Réunion. "Ils ont expliqué ne pas pouvoir allouer d'enveloppe pour les salariés", dit-il.
Une parole que le syndicaliste et les autres membres des différentes cliniques privées de La Réunion, (telles que la Clinique des Orchidées, le groupe Les Flamboyant, la clinique Durieux…) ne comprennent pas.
Face à cette absence de solution, "nous avons voté avec la délégation pour mobiliser l'ensemble des cliniques privées de La Réunion. Nous ferons grève", dit-il, sans préciser encore la date.
" Les salariés ne sont rien du tout pour le gouvernement et les directions. Il y a urgence à agir. On ne peut pas nous laisser comme ça."
- Les salariés du secteur privé de la santé en souffrance -
Le référent des cliniques privées - CFTC Réunion explique qu'il existe près de 1.200 de salaire de différence. "Par exemple nous n'avons pas le doit à la prime de vie chère, pas de prime Ségur", dit-il.
Il poursuit : "le public et le privé n'ont pas les mêmes conventions. Le public est plus avantageux". Écoutez.
"On ne nous donne rien. On préfère plutôt laisser les salariés en souffrance plutôt que de leur alloue une égalité de traitement", s'indigne Rudolphe Dain.
"Il y a un important turn-over, des dépressions. Tout le monde part dans le public" et forcément il y a moins d'effectifs avec pourtant des horaires similaires au public. Des journées, des nuits, des jours fériés, des week-end travaillés…
"Nous travaillons plus pour gagner moins", résume Jérôme Rigaud, représentant de la Clinique des Orchidées.
Si le salarié est "fatigué" par cette situation et par le fait "de devoir travailler pour compenser", Jérôme Rigaud l'assure, "les soins sont toujours présents et la qualité reste la même, voire est mieux".
- La ministre de la Santé reconnaît des écarts de rémunération entre public et privé -
Pourtant, dans le courrier de la ministre en date du 13 novembre 2025, qu'a pu consulter Imaz Press, Stéphanie Rist reconnaît les écarts de rémunération persistants avec le secteur public.
Elle écrit , "Je mesure pleinement l'engagement des soignants et personnels de santé du territoire, qui concourent chaque jour à la continuité et à la qualité des soins au service des Réunionnais".
"Les questions de reconnaissance et d'attractivité de ces métiers, dans le contexte économique et social spécifique de l'île, font partie des priorités du ministère", poursuit-elle.
Les syndicats demandent de trouver des solutions urgentes. "C'est salaire égal, travail égal".
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