(Actualisé) Ce samedi 24 octobre 2026, plusieurs centaines de personnes se sont mobilisées à La Réunion pour dénoncer la vie chère, la politique du gouvernement et la dégradation des services publics. Près de 300 manifestants ont été recensés à Saint-Denis et Saint-Pierre au plus fort de la mobilisation, selon la préfecture. Malgré quelques tensions et des perturbations de la circulation, les rassemblements se sont achevés sans incident majeur, selon les autorités. (Photo Richard Bouhet / www.imazpress.com)
Une semaine après les violences urbaines qui ont secoué La Réunion, les citoyens étaient de nouveau appelés à descendre dans la rue ce samedi 24 octobre 2026. À l'initiative de plusieurs mouvements, notamment les Gilets jaunes et Gen Z, des appels à manifester avaient été relayés sur les réseaux sociaux dans plusieurs communes de l'île.
Si la mobilisation est restée relativement limitée, les revendications demeurent nombreuses : pouvoir d'achat, prix des carburants, éducation, précarité étudiante et défense des services publics.
- Des rassemblements à Saint-Denis et Saint-Pierre -
Dans le chef-lieu, une vingtaine de manifestants se sont d'abord réunis devant la préfecture en fin de matinée. Leur nombre a progressivement augmenté, jusqu'à une cinquantaine de personnes au Barachois, où un barrage filtrant a été installé dans une ambiance initialement calme.
Des tensions sont toutefois apparues lorsque les manifestants ont tenté de rejoindre la caserne Lambert, après la déviation de la circulation par les forces de l'ordre. Un bref face-à-face avec les policiers a eu lieu avant que les protestataires ne rebroussent chemin. Le cortège a ensuite défilé dans la rue Maréchal-Leclerc, sans nouvelle tension signalée.
À Saint-Pierre, une centaine de personnes étaient rassemblées au rond-point de la ZAC Bank vers 14 heures. La préfecture a ensuite recensé environ 200 manifestants dans le sud et 80 à Saint-Denis, soit près de 300 personnes au total à 15h30.
Quelques incidents ont néanmoins été signalés à Saint-Pierre, notamment un automobiliste tentant de forcer le passage du cortège et des jets de galets par des groupes d'individus dans les secteurs de Basse-Terre et du pont de la Rivière.
- "La vie chère à La Réunion, c'est un cauchemar" -
Sur le terrain, les manifestants ont exprimé leur lassitude face à la situation économique et sociale.
"La vie chère à La Réunion, c'est un cauchemar", dénonce Phil, enseignant mobilisé à Saint-Denis, qui réclame notamment davantage de moyens pour l'éducation et les services publics.
Pour Marion, salariée dans le domaine de la santé, cette mobilisation est aussi une manière de défendre la justice sociale. "On est là pour manifester contre la vie chère (...) pour la justice sociale et pour l'égalité de tous", explique-t-elle.
Damian, ancien étudiant, alerte quant à lui sur la précarité des jeunes : "Ils ont à peine de quoi manger, à peine de quoi vivre". Il espère que "les décideurs nous écoutent et prennent les bonnes décisions".
- Aucun incident majeur en fin de journée, selon la préfecture -
Après les violences du week-end précédent, les autorités avaient renforcé le dispositif de sécurité. Plus de 400 policiers et gendarmes avaient notamment été mobilisés dans la nuit de vendredi à samedi.
Si plusieurs feux de poubelles et de végétation ont été recensés au cours de cette nuit, aucun affrontement ni aucune interpellation n'avaient été signalés.
À 18 heures, la préfecture annonçait la fin des manifestations à Saint-Denis et Saint-Pierre. "Aucun incident majeur n'est à signaler en cette fin de journée", précisait-elle, remerciant les forces de sécurité pour leur mobilisation.
- Une nouvelle journée de mobilisation prévue le 5 novembre -
Si les rassemblements de ce samedi se sont achevés, la contestation sociale pourrait se poursuivre dans les prochaines semaines.
L'intersyndicale de La Réunion appelle déjà à une journée de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre 2026, pour défendre les salaires, l'emploi, le pouvoir d'achat et les services publics.
Deux rassemblements sont annoncés dès 9 heures, à Saint-Denis et Saint-Pierre. Les syndicats réclament notamment le retrait du projet de budget du gouvernement, dénonçant une situation sociale devenue "intenable".
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Aux États-Unis : Trump.
La France : Macron
La Réunion : les Virapoullé
On est vraiment mal barré et pas seulement la Réunion.
N'oublions pas les macronistes de la première heure :
- Le vergoz de ste Rose
- Virapoullé qui mange a tous les râteliers
- melchior qui perd toutes les elections
- celui petite ile
- etc