Les négociations annuelles "piétinent"

Saint-Denis : les salariés de l'hôtel Le Créolia en grève

  • Publié le 6 août 2024 à 10:06
  • Actualisé le 6 août 2024 à 10:07
pass sanitaire hôtel créolia saint-denis

Ce mardi 6 août 2024, plus d'une vingtaine de salariés de l'hôtel Exsel Créolia située à Saint-Denis ont décidé d'un mouvement de grève. La raison : une détérioration du dialogue social et surtout des négociations annuelles 2024 qui "piétinent" (Photo : DR)

"La majorité des grévistes ce sont des gens du collège des salariés, des femmes de chambre, de cuisinier, des réceptionnistes, des agents d'entretien", explique Cédric Vaxelaire.

"Cela fait trois réunions que l'on a avec la direction, on a fourni nos revendications, on a baissé à chaque fois et même si la direction a avancé sur quelques éléments de salaires aléatoires, vu la conjoncture et l'inflation on demande une augmentation de salaire ou un partage des valeurs", explique Cédric Vaxelaire, de la CGTR Commerce, distribution et services.

"Les revendications légitimes des salariés sont connues de la direction depuis un mois. Ils souhaitent montrer leur ras-le-bol face à une direction sourde, et leur dégoût de ces négociations rendues déloyales et biaisées du seul fait de la direction et du groupe."

"Les salariés ont du mal à comprendre qu'ils ont des miettes alors que tout va au groupe."

"Nous avions prévu une réunion le 13 août avec la direction et nous venons d'apprendre ce mardi qu'elle est annulée", s'indigne le syndicaliste.

- Les grévistes souhaitent veulent voir leur salaire à la hausse -

Ce que demandent les grévistes, c'est une augmentation des salaires.

Notamment avec la proposition d’une grille de salaire HCR pour l’entreprise Exsel Créolia pour tous les salariés au 1er janvier 2024.

Cette augmentation s’ajoute aux éventuelles augmentations individuelles et ou promotion.

Ils demandent également une prime de partage de valeur accordée à tous les bénéficiaires de ces NAO une prime dite « PPV » et cela selon les critères légaux gérant ce dispositif.

"C'est une profession difficile, avec des gens qui travaillent de nuit, en coupure" explique Cédric Vaxelaire.

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