Via le Ségur de la Santé, 274 millions d'euros seront investis dans les établissements sanitaires et médico-sociaux à La Réunion. Ce plan d'investissement est destiné à préparer le système de santé de demain, répondre aux besoins de la population et améliorer les conditions de travail des personnels. Nous publions ici le communiqué de l'ARS sur le sujet (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Une concertation menée par l’ARS pour définir, avec l’ensemble des acteurs locaux et élus, les priorités d’investissement en santé pour La Réunion. L’ARS a mis en place une gouvernance spécifique pour permettre l’identification, la plus consensuelle possible, des projets prioritaires ainsi que l’ordre de grandeur des aides à allouer à chaque opération, tant dans le domaine sanitaire que dans le domaine médicosocial. Ainsi, un comité régional des investissements en santé a été constitué :
• à partir du comité départemental des élus (regroupant la représentation du conseil régional, du conseil départemental, des intercommunalités et des communes),
• avec la participation du Préfet et des sous-préfets,
• avec l’association des fédérations d’établissements sanitaires et médicosociaux (FHF, FHP, FEHAP),
• avec la représentation des usagers,
• avec la représentation des professionnels libéraux par le biais des principales URPS.
L’Assurance Maladie a aussi apporté sa contribution à la réflexion. La Conférence régionale de santé et de l’autonomie a été impliquée, en amont comme en aval des séances de ce comité, au travers de sa commission permanente. Des temps dédiés de concertation et de partage d’information ont concerné l’ensemble des fédérations d’établissements.
Dans le champ sanitaire, les projets présentés ont fait l’objet de dialogues avec chaque direction d’établissement concerné pour nourrir l’instruction des demandes d’aide. Dans le champ des EHPAD, l’ARS a convenu, avec le Département, d’une méthode commune d’instruction des projets, les candidatures étant ouvertes à tous les organismes gestionnaires.
Des critères d’éligibilité et de priorisation, du point de vue stratégique et de soutenabilité financière, ont été définis. Cette instruction partagée doit garantir une communauté d’analyse et de vue entre l’Etat et la collectivité départementale dans la sélection des projets retenus des choix assumés de développement et restructuration de l’offre médico-sociale. Les derniers arbitrages seront rendus dans les toutes prochaines semaines.
- Les axes prioritaires de la stratégie régionale des investissements -
La stratégie régionale d’investissement prend en compte les spécificités de La Réunion, et tout particulièrement l’importance des besoins de soins à tous les âges de la vie au regard des réalités épidémiologiques et démographiques du territoire :
• Avant et après la naissance : les indicateurs de morbi mortalité maternelle et périnatale traduisant une situation insatisfaisante,
• À l’âge adulte : la prévalence des pathologies chroniques (diabète, insuffisance rénale chronique, addictions sévères, insuffisance cardiaque et respiratoire),
• À partir de 60 ans, en considération : :
• de l’accélération du vieillissement : + 28 % de personnes âgées de plus de 60 ans d’ici 30 ans contre +de 20 % en métropole, et +49 % des plus de 75 ans contre +37 %
• du vieillissement pathologique prévisible compte-tenu de l’importance des pathologies chroniques mal suivies pendant l’âge adulte.
De fait, on observe à La Réunion un écart négatif persistant concernant l’espérance de vie et un taux de mortalité prématurée, toutes pathologies confondues, plus important qu’en métropole (écart de +10 %).
La stratégie régionale d’investissement, dans laquelle s’inscrivent les projets retenus repose sur les axes suivants :
- Faciliter l’accès aux soins de proximité au profit de deux micros région en particulier (Est et Sud) ainsi que du cirque de Cilaos
- Développer la flexibilité du capacitaire pour mieux répondre aux situations de crise (soins critiques et obstétrique, tout particulièrement)
- Développer une offre de santé mentale de proximité tout en facilitant les parcours pour les prises en charge extra hospitalières
- Développer les capacités diagnostiques en cancérologie pour diminuer la mortalité évitable
- Développer et améliorer l’accompagnement médicalisé de la personne âgée dépendante ou en perte d’autonomie avec la création de 200 à 250 places d’hébergement.
- Permettre l’amélioration des conditions d’exercice professionnel grâce à la rénovation ou l’installation de locaux ergonomiques et fonctionnels.
- Eviter le saupoudrage des aides financières pour créer les conditions d’une réelle soutenabilité budgétaire pour le moyen et le long terme, tout en évitant les effets d’aubaine.
Ainsi, le niveau d’aide rendu possible pour les quelques projets retenus dans le domaine sanitaire se situe à un niveau moyen de 66 % du montant total des dépenses. Dans le champ médico-social au service des EHPAD, ce taux moyen se situera environ autour de 37 %.

J'ai lu avec grand intérêt la semaine dernière un courrier des lecteurs au titre : Et si la crise sanitaire était une opportunité pour l'hôpital et la santé ! écrit sous les sigles JCC. Et aussi du député Lorion interpellant à propos du CHU sud des besoins. Une petite réponse me semble t-il dans la presse avec interview du 1er ministre Castex.pour le CHU et ainsi l'offre en santé mentale des enfants....Merci à tous ceux qui mènent bataille pour améliorer notre système de santé.