Le syndicat des internes de l'Océan indien a fait part, ce lundi 16 février 2026, du décès d'un interne de la subdivision de l’Océan indien. Le syndicat déplore des "conditions de formation sont particulièrement dégradées avec des internes qui travaillent en moyenne 59 heures par semaine et subissent des violences sexistes et sexuelles ainsi que des situations de harcèlement au travail" (Photo d'illustration : rb/www.imazpress.com)
"C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès d’un interne de la subdivision de l’Océan Indien, s’ajoutant au nombre trop important d’internes et d’étudiants en Médecine morts par suicide", écrit le syndicat des internes de l'Océan indien.
"Nous adressons nos pensées les plus sincères à leurs familles, à leurs proches et à l’ensemble de la communauté médicale endeuillée."
- "L’échec d’un système de santé maltraitant", dénonce l'UMRLOI -
"Cette situation ne peut être considérée comme isolée. Elle révèle des violences systémiques et institutionnelles que subissent de nombreux étudiants et soignants tout au long de leur formation et de leur exercice", déplore le syndicat des internes de l'Océan indien.
Selon les enquêtes nationales de 2017, 2021 et 2024 sur la santé mentale des étudiants en Médecine : "21 % ont présenté des idées suicidaires dans l'année et 70 % ont envisagé d'arrêter leurs études au moins une fois par mois".
Le syndicat déplore des "conditions de formation sont particulièrement dégradées : les internes travaillent en moyenne 59 heures par semaine, parfois jusqu'à 80 selon les spécialités ; 1 sur 5 déclare subir des violences sexistes et sexuelles et au moins 14% rapportent des situations de harcèlement au travail".
"À l’hôpital, les étudiants sont trop souvent utilisés comme une main-d'œuvre précaire : ils peuvent se voir attribuer des tâches peu formatrices, accuser un manque d'encadrement et subir des pressions hiérarchiques. De plus, les études médicales demeurent profondément marquées par des inégalités sociales, économiques et territoriales, particulièrement pour les étudiants issus des DROM", note le syndicat.
- Du personnel hospitalier en sous-effectif -
Parallèlement, "la contrainte budgétaire et les sous-effectifs chroniques détériorent concrètement le travail quotidien : les équipes s'épuisent, la qualité des prises en charge recule et les soignants voient leur santé mentale se fragiliser", précise le syndicat.
"La détresse des internes ne doit pas être invisibilisée. C'est le produit d'un système hospitalier à bout de souffle, qui tient grâce à l'engagement des jeunes médecins, trop souvent au prix de leur santé mentale."
Des mesures concrètes et durables doivent être mises en œuvre sans délai.
"Honorer la mémoire de notre collègue, c'est refuser que cet événement se reproduise, c'est agir pour la santé mentale des étudiants et internes en Médecine", conclut le communiqué.
Si vous en ressentez le besoin, une aide confidentielle et gratuite est disponible 24/24h au 3114, ligne d’écoute et de prévention du suicide. Demander de l’aide est légitime. En cas d’urgence, appelez le 15.
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C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris cette nouvelle. J’adresse tout mon soutien à la famille, aux proches et aux collègues de cet interne, ainsi qu’à l’ensemble de la communauté médicale touchée par ce drame. Aucune famille, aucun ami, aucun confrère ne devrait avoir à traverser une telle épreuve.
Au-delà de l’émotion, cette situation rappelle l’importance de veiller aux conditions de formation et au bien-être des internes. La charge de travail, la pression et l’isolement peuvent peser lourdement. Il est essentiel que la parole puisse se libérer et que des mesures concrètes soient prises pour mieux accompagner celles et ceux qui se consacrent à soigner les autres.
Pensées sincères et solidaires à toutes les personnes affectées. Prenons soin les uns des autres et restons attentifs aux signes de détresse autour de nous.
mertci la droite,il n y a que la gauche qui se bat pour santé education logements
Bien vrai