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Ukraine : Moscou prêt à une trêve sur le site d'Azovstal de Marioupol

  • Publié le 23 avril 2022 à 02:59
  • Actualisé le 23 avril 2022 à 07:47
Des nuages de fumées s'élèvent de l'aciérie Azovstal le 19 avril 2022, dans une capture de vidéo dévoilée par la mairie de Marioupol

58ème jour de guerre en Ukraine. Alors que la Russie vise le contrôle du Donbass et le sud du pays, le port stratégique de Marioupol résiste encore aux forces russes. Selon Kiev, les combattants ukrainiens continuent de défendre avec ferveur le complexe métallurgique Azovstal. Cependant, l'armée russe a déclaré être prête à observer "à tout moment" une trêve "sur tout ou une partie " du site industriel" et à évacuer les civils retranchés dans le site, à condition que "des drapeaux blancs" soient levés par les soldats. Suivez notre direct. (Photo AFP)

  • C'est la fin de ce live, merci de l'avoir suivi

  • Moscou vise le "contrôle total" du Donbass et du Sud

    Au moins cinq personnes ont été tuées et 18 autres blessées dans des frappes russes samedi sur la ville portuaire d'Odessa dans le sud de l'Ukraine, a annoncé le chef de cabinet de la présidence ukrainienne. Selon toutes vraisemblances, le bilan sera plus lourd", a-t-il indiqué sur Telegram, précisant qu'"un bébé de trois mois" faisait partie des victimes.

  • Pas de trève en vue pour la Pâques orthodoxe

    Le patriarche orthodoxe russe Kirill, allié du président russe Vladimir Poutine, a appelé samedi à prier pour une "paix durable" sans évoquer l'idée d'une trêve pour le week-end pascal des chrétiens orthodoxes.

    Les autorités ukrainiennes ont elles appelé les fidèles orthodoxes à suivre les cérémonies de la veillée pascale orthodoxe en ligne, et à ne pas déroger au couvre-feu, redoutant des "provocations" lors des cérémonies qui attirent habituellement les foules.

    A Kiev, le maire Vitali Klitschko a rappelé que le couvre-feu serait en vigueur de 23H00 locales samedi à 05H00 dimanche.

  • Selon Boris Johnson, le conflit pourrait durer jusqu'à la fin 2023

  • Le Royaume-Uni envisage de livrer des tanks à la Pologne afin d'aider l'Ukraine

  • Les négociations entre la Russie et l'Ukraine "patinent"

    Le ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a déclaré hier que les négociations entre la Russie et l'Ukraine, afin de trouver une solution au conflit, « patinaient » et que les discussions n'avaient donné lieu à aucune avancée apparente.

  • Un marin est décédé et 27 autres sont toujours portés disparus après le naufrage du croiseur « Moskva »

  • A Kharkiv, la terrifiante routine des bombardements russes

    "Fermez la fenêtre, la fumée rentre !", crie un policier. Viatcheslav vit avec sa mère au neuvième étage d'un immeuble de Kharkiv, deuxième ville d'Ukraine, dans l'est du pays. L'appartement voisin est en feu, frappé par une roquette russe.

    La ville ne vit pas sous des bombardements massifs, mais elle est quotidiennement visée par des frappes ponctuelles, aléatoires, espacées, à toute heure du jour ou de la nuit, parfois meurtrières. Et principalement dans les quartiers est et nord-est de la ville, où habitent Tamara Pavlovna, 86 ans, et son fils Viatcheslav: rue des Héros du travail.

    Une vingtaine de barres d'immeubles de 11 étages longent la route, agrémentées de jardins arborés, avec des balançoires et toboggans pour enfants. Trois roquettes sont tombées en l'espace de quelques secondes vendredi, peu après 16H00.

    L'une a détruit un sex shop de l'autre côté de la rue, la deuxième a frappé l'immeuble, la dernière a fait un grand trou à côté du trottoir. Personne n'a été blessé.

    Lire le reportage complet ici

  • L'ambassade du Royaume-Uni rouvrira à Kiev prochainement

     

  • Ukraine: aucune trêve en vue à l'orée de la Pâque orthodoxe

    Les appels à la trêve en Ukraine à l'occasion du week-end pascal en terre orthodoxe semblent rester lettre morte, notamment à Marioupol, en raison d'un persistant dialogue de sourds entre Kiev et Moscou.

    La guerre entrera dimanche dans son deuxième mois, mais la "deuxième phase de l'opération spéciale" lancée par Moscou vient de commencer, cette semaine. "L'un des objectifs de l'armée russe est d'établir un contrôle total sur le Donbass et le sud de l'Ukraine", a assené vendredi un haut responsable militaire russe.

    Les troupes russes, qui se sont retirées fin mars de la région de Kiev et du nord et l'Ukraine, occupent déjà une grande partie de l'est et du sud du pays. Il s'agit désormais d'"assurer un couloir terrestre" vers la Crimée et un autre menant à la Transdniestrie, région moldave prorusse où se trouve une garnison russe, a détaillé le général Roustam Minnekaïev, commandant adjoint des forces du District militaire du Centre de la Russie.

    Les autorités ukrainiennes de leur côté, qui ont obtenu ces derniers jours une aide en armements plus substantielle des Occidentaux, continuent d'assurer qu'elle peuvent repousser l'armée russe hors de leur sol. Mais elles réclament aussi une trêve pascale.

    Celle-ci a été "rejetée" par Moscou, avait pesté jeudi Volodymyr Zelensky. Le président ukrainien a ensuite accusé, vendredi soir, la Russie d'avoir "apporté la mort en Ukraine", tout en ajoutant: "La mort n'a aucune chance de gagner sur la vie, tout chrétien le sait".

    Une "pause humanitaire est nécessaire pour l'évacuation en toute sécurité de milliers de civils qui souhaitent quitter les zones dangereuses des hostilités en cours et possibles, en particulier de Marioupol, qui souffre depuis longtemps", avec sans doute des milliers de morts, a aussi indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères vendredi soir sur son site.

À propos

- La Russie affirme être prête à une trêve sur le site d’Azovstal de Marioupol -

Volodymyr Zelensky l’assure, la bataille est toujours en cours. « Ils ne peuvent que retarder l’inévitable – le moment où les envahisseurs devront quitter notre territoire, en particulier Marioupol, une ville qui continue de résister à la Russie, malgré tout ce que disent les occupants », a-t-il dit.

De son côté, la Russie vise le contrôle, total du sud de l’Ukraine et la région orientale du Donbass "Cela permettra d'assurer un couloir terrestre vers la Crimée, ainsi que de peser sur des infrastructures vitales de l'économie ukrainienne, les ports de la Mer Noire à travers lesquels se font les livraisons de produits agricoles, métallurgiques", a indiqué un haut responsable militaire russe.

L’armée russe a déclaré, vendredi, être prête à observer "à tout moment" une trêve « sur tout ou une partie » du site industriel d’Azovstal, dernier bastion des forces ukrainiennes de Marioupol, pour permettre l’évacuation de civils et la reddition de combattants. "Le point de départ de cette pause humanitaire sera la levée par les formations armées ukrainiennes de drapeaux blancs sur tout ou une partie d’Azovstal", a précisé le ministère de la défense russe dans un communiqué, assurant que les civils qui sortiraient auront le choix de rejoindre ensuite des territoires sous contrôle ukrainien ou russe.

Les négociations visant à trouver une solution au conflit n’ont donné lieu à aucune avancée apparente, a déclaré vendredi le chef de la diplomatie russe. "Elles patinent, car une proposition que nous avons remise aux négociateurs ukrainiens il y a cinq jours, et qui a été formulée en prenant en compte leurs commentaires, reste sans réponse", a déclaré M. Lavrov. Le chef de la délégation russe, Vladimir Medinski, a par ailleurs rapporté qu’une nouvelle session de discussions s’était déroulée vendredi.

 

- L’UE demande à Vladimir Poutine des corridors humanitaires pour la Pâque orthodoxe -

Le président du Conseil européen, Charles Michel, qui représente les Etats membres de l’UE, a demandé vendredi au président russe, Vladimir Poutine, lors d’un entretien téléphonique, de garantir des corridors humanitaires à Marioupol à l’occasion de la Pâque orthodoxe.

Aucun couloir d'évacuation de civils n'a pu être organisé vendredi en Ukraine, a déclaré une responsable du gouvernement ukrainien, jugeant la situation "dangereuse" sur les routes. "En raison du danger menaçant nos itinéraires, il n'y aura pas de couloirs humanitaires aujourd’hui", a déclaré la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk sur Telegram. "Je m’adresse à tous ceux qui attendent pour être évacués: patientez, s’il vous plaît, tenez bon!", a-t-elle exhorté.

- L'Ukraine demande une aide économique -

Zelensky a indiqué que l'Ukraine avait besoin de 7 milliards de dollars mensuels pour compenser ses pertes économiques et que le pays aura besoin de centaines de milliards de dollars pour la reconstruction.

Si jusqu'ici, la France était restée plutôt discrète sur le type d'armes livrées à Kiev, Emmanuel Macron a détaillé l'arsenal fournit aux forces ukrainiennes depuis le début de l'invasion russe. Et il s'agirait d'armement lourd. Dans un entretien au journal Ouest-France ce vendredi, le président de la République a assuré que des missiles antichars Milan ainsi que des canons Caesar: "Nous livrons (...) des équipements conséquents, des Milan aux Caesar en passant par plusieurs types d'armements. Je pense qu'il faut continuer sur ce chemin. Avec toujours une ligne rouge qui est de ne pas entrer dans la cobelligérance".

Le Royaume-Uni envisage de livrer des chars à la Pologne « pour l’aider à envoyer certains de ses T-72 à l’Ukraine », a déclaré vendredi le premier ministre Boris Johnson lors d’une conférence de presse à New Delhi.

- Crimes de guerre : une cinquantaine de signalements reçus par la police britannique -

L'ONU a accusé vendredi l'armée russe d'actions "pouvant relever des crimes de guerre" en Ukraine depuis l'invasion du 24 février.  "Les forces armées russes ont bombardé et pilonné de manière indiscriminée des zones peuplées, tuant des civils et détruisant des hôpitaux, des écoles et d'autres infrastructures civiles, autant d'actions pouvant relever des crimes de guerre", a déclaré Ravina Shamdasani, lors d'un briefing régulier de l'ONU à Genève.

La police britannique a reçu une cinquantaine de signalements de possibles crimes de guerre en Ukraine dans le cadre d’un appel à témoins lancé pour alimenter l’enquête de la Cour pénale internationale (CPI). « La majorité de ces signalements, reçus de la part de gens à travers tout le Royaume-Uni, concernent des incidents survenus en Ukraine » dans le cadre du conflit ayant commencé en février, « et spécifiquement ce qui semble être des attaques contre la population civile », a fait savoir la Metropolitan Police de Londres dans un communiqué.

- Il y a une « possibilité réaliste » que la guerre dure jusqu’à la fin de 2023, selon Boris Johnson -

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a jugé probable vendredi que la guerre en Ukraine dure jusqu’à la fin de l’année 2023 en raison de la détermination de la Russie à poursuivre son offensive "épouvantable".

Interrogé lors d’une conférence de presse à New Delhi sur un tel calendrier évoqué par des sources occidentales et le possible scénario d’une victoire russe, le dirigeant conservateur a répondu : "C’est une possibilité réaliste, oui, bien sûr." Le président de la Fédération de Russie, "[Vladimir]Poutine, a une énorme armée, (…) il a fait une erreur catastrophique et la seule option qu’il a maintenant, c’est de continuer à essayer d’utiliser son approche épouvantable, basée sur l’artillerie, pour essayer d’écraser les Ukrainiens", a-t-il ajouté au terme d’une visite de deux jours en Inde visant à renforcer la coopération entre l’Etat indien et le Royaume-Uni.

- L’Allemagne et le Pays-Bas souhaitent sortir de l’énergie russe d’ici la fin de l’année -

Sous pression depuis des jours à cause de son soutien jugé trop hésitant à l’Ukraine, Berlin a réaffirmé son ambition de mettre fin, à court terme, à sa dépendance énergétique aux hydrocarbures russes. En visite à Riga, mercredi 20 avril, pour rencontrer des homologues des Etats baltes, la ministre des affaires étrangères, Annalena Baerbock, a promis que, d’ici à la fin de l’année, l’Allemagne « en aurait fini avec le pétrole russe ».

Dans le sillage de l’Allemagne, le gouvernement néerlandais a annoncé son ambition de sortir de la dépendance au pétrole, gaz et charbon russes d’ici la fin de l’année, en misant sur l’économie d’énergie, l’énergie durable et l’augmentation des importations en provenance d’autres pays. "Ce que nous voudrions, en fait, c’est que les Pays-Bas soient indépendants du gaz et du pétrole russes avant la fin de l’année", a déclaré le premier ministre, Mark Rutte, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, à La Haye.

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1 Commentaires
HULK
HULK
3 ans

Comme si POUTINE respectait les drapeaux blancs. Décidément nos dirigeants sont vraiment des abrutis. Et le secrétaire général de l'ONU qui va "discuter" avec POUTINE. Mdr.