Quand on s'en remet Ă une ''commission de conflits'', et cela, Ă la demande du PrĂ©fet de la RĂ©union pour trouver une issue Ă une grĂšve de plus de 43 jours de ses propres salariĂ©s. On ne peut pas se fĂ©liciter d'une telle dĂ©marche qui dĂ©montre bien la rupture du dialogue avec ses salariĂ©s au sein de notre entreprise. AprĂšs 43 jours oĂč des salariĂ©s, des enfants, des familles ont Ă©tĂ© pris en otage d'une Direction qui se dit ''toujours disposĂ©'' Ă dialoguer et qui au final fait tout son contraire.
Si cette direction persiste et signe que tout va pour le meilleur des mondes au sein de notre entreprise; si cette direction persiste et signe que les sanctions sont dâactualitĂ© et justifiĂ© Ă lâaube de la tenue de cette commission de conciliation, câest quâavant mĂȘme que cette dĂ©marche soit entamĂ©, nous avons sa vision et son attitude Ă venir sur un point bloquant qui a fait que cette direction soit sourde Ă ses errements manifestes.
Quand on parle de pĂ©riode de ââprobationââ, cela en dit long de sa valeur Ă lâintention des salariĂ©s sanctionnĂ©s en effet, les salariĂ©s injustement sanctionnĂ©s ne sont pourtant pas des ââcondamnĂ©sââ au nom de cette ââpĂ©riode de probationââ, mais seulement des pĂšres et mĂšres de famille qui ne font que combattre cette injustice au nom dâune rĂ©bellion sociale qui ne touchent que les rĂ©unionnais et rĂ©unionnaises que nous sommes.
Bonne annĂ©e 2014, Monsieur de directeur, si vous ĂȘtes aussi ouvert et disposĂ© et responsable, nous sommes devant notre entreprise et nous sommes Ă votre entiĂšre disposition pour dĂ©battre et a trouver une solution en amont, câest Ă vous de nous montrer votre valeur sociale.
ââUn vivre ensembleââ, câest maintenant, ce nâest pas que des mots en lâair et un affichage grand public en dĂ©calage Ă cette rĂ©alitĂ© quâest notre conflit en cours.
Nous souhaitons une bonne et heureuse annĂ©e Ă lâensemble de la population et Ă tous nos collĂšgues, avec une pensĂ©e toute particuliĂšre Ă celles et ceux qui nous soutiennent Ă leur maniĂšre.
