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Buffon au PSG: "Je suis un grand gardien et je vais le montrer"

  • PubliĂ© le 9 juillet 2018 Ă  19:45
  • ActualisĂ© le 9 juillet 2018 Ă  19:55
Le gardien de but italien Gianluigi Buffon lors de sa conférence de presse de présentation au Paris-Saint-Germain, le 9 juil 2018 au Parc des Princes

Le gardien international italien Gianluigi Buffon, 40 ans, nouvelle recrue du Paris Saint-Germain, s?est montré sûr de ses forces avant d'y démarrer une nouvelle étape de sa carriÚre.

AprÚs une introduction dans un français assuré, Gigi, qui quitte la Juventus de Turin et l?Italie aprÚs plus de 20 ans de carriÚre, a pourtant expliqué n'avoir reçu aucune assurance sur son rang dans la hiérarchie des gardiens du PSG.

Question : Quand les contacts avec le PSG ont-ils commencé ? Saviez vous déjà que vous alliez venir ici en quittant la Juve ?
R:
"Ca a été une surprise début mai. J'ai beaucoup apprécié cette proposition, bien évidemment. Je pensais déjà (à l'aprÚs Juventus de Turin) et je commençais à planifier un avenir différent pour moi. Il faut dire que j'ai toujours eu l'ambition et l'espoir que quelque chose se présente. Je sentais que j'avais encore quelque chose à donner en moi. Et c'est ce qui s'est passé. La vie est imprévisible."

Q: La Ligue des champions est le seul trophĂ©e qui vous manque. Le PSG court Ă©galement aprĂšs ce rĂȘve. Est-ce que cet objectif commun vous a rapprochĂ©s?

R: "J'ai commencé à essayer d'atteindre cet objectif bien avant Paris (rires). Je pense que ce n'est pas l'obsession du PSG. Je pense que c'est un trophée intéressant et j'ai accepté l'offre (de venir à Paris) car je pense que les conditions sont réunies pour que je puisse progresser en tant que personne et en tant que joueur. Je pense pouvoir contribuer à faire en sorte que ce club progresse un peu plus sur le terrain. En début de saison, on ne peut pas déjà penser à un objectif comme la Ligue des champions. Ce serait de la folie complÚte."

Q : Vous aviez le statut de gardien n°1 à la Juventus et à Parme. L'aurez-vous aussi à Paris?
R:
"J'ai toujours Ă©tĂ© n°1 Ă  Parme, Ă  Turin et avec l'Italie. Mais personne ne m'a jamais dit a priori que j'allais ĂȘtre titulaire. J'ai toujours gagnĂ© sur le terrain le droit d'ĂȘtre titulaire. C'est ça le sport, c'est ça la compĂ©tition. J'ai 40 ans mais un bon mental, une bonne santĂ© et pour atteindre un certain rĂ©sultat, il faut l'aide de tout le monde, des 25 joueurs de l'effectif et de la direction. Tout le monde essaye d'avoir une place importante. Moi, je vais faire tout mon possible pour que mes coĂ©quipiers, et notamment les autres gardiens, fassent de leur mieux. Mais je suis un grand gardien et je vais le montrer."

Q : Vous avez 40 ans. Combien d'années pensez-vous encore jouer ?

R: "J'ai arrĂȘtĂ© de faire ce genre de calcul depuis un moment. A 30 ans, je pensais pouvoir jouer encore deux ou trois ans. A 35 ans, je pensais pouvoir encore jouer 3 ou 4 ans. Et ainsi de suite. Et lĂ , j'ai franchi les 40 ans et j'ai encore jouĂ© en Ă©quipe nationale (il a jouĂ© son dernier match avec l'Italie contre l'Argentine lors de la rencontre amicale du 23 mars 2018, ndlr). Je veux jouer tant que mon corps le permet et quand je ne pourrai plus ĂȘtre Ă  ce niveau, j'arrĂȘterai."

Q: Quel effet cela vous fait-il de quitter l'Italie Ă  40 ans ?
B:
"J'ai jouĂ© 10 ans Ă  Parme et 17 ans Ă  la Juve. Et Ă  Turin, j'avais créé une zone de confort considĂ©rable. Je n'ai jamais aimĂ© me trouver dans une zone de confort: j'ai toujours recherchĂ© les dĂ©fis et j'aime cela en tant que joueur. Aujourd'hui, j'ai effectuĂ© mon premier entrainement Ă  Paris. La plupart des gens parlent une autre langue mais il est agrĂ©able de rĂ©ussir quand mĂȘme Ă  communiquer. Ce sont des moments trĂšs beaux. Dans un mois, je parlerai mieux. Je serai aussi un plus grand gardien."

Q: Vous connaissez bien Blaise Matuidi, qui a joué avec vous à la Juventus. A-t-il influencé votre choix ?

R: "Blaise, je n'ai joué qu'un an avec lui mais c?est une personne extraordinaire. Je crois qu?il y a de l?affection entre nous, une empathie trÚs forte. Lorsqu'il a su que je pouvais venir à Paris, il m'a encouragé. Il m?a dit: +à mon avis, ?Gigi?, Paris a besoin d'une personne comme toi. Ca se passera trÚs bien dans le vestiaire+. Et, connaissant son affection, je l'ai écouté."

Q: Que pensez vous du parcours de l'équipe de France en Coupe du monde ?
R:
"Je pense que l'on avait oublié la France au moment de faire les pronostics. Je pense qu'elle va aller au bout. Elle a un sélectionneur extraordinaire que j'ai connu à Turin (Didier Deschamps a entraßné la Juventus de Turin entre 2006 et 2007 lors de sa rétrogradation en Serie B, et lui a permis de réintégrer la Serie A au bout d?un an, ndlr) et une équipe incroyable".
Propos recueillis en conférence de presse par Valentin Graff

© 2018 AFP

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