À l’approche de de la rentrée universitaire, un rapport remis au Gouvernement propose de revoir le calcul des APL étudiantes en prenant davantage en compte les revenus des parents. (Photo d'illustration : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
L’objectif est clair : faire des économies. Jusqu’à 550 millions d’euros pourraient être économisés, au risque de réduire les aides de centaines de milliers d’étudiants et d’en priver totalement plus de 200 000.
- Pour l’UFR, c’est un très mauvais choix -
Le revenu des parents n’est pas nécessairement l’argent disponible pour leurs enfants. Précarité familiale, rupture avec les parents, éloignement géographique, situations de violence : les réalités sont multiples.
Alors que près d’un étudiant sur deux déclare vivre dans un logement mal isolé ou dégradé, que les loyers pèsent toujours plus lourd dans les budgets et que le mal-logement demeure une réalité, ce n’est pas le moment de réduire les aides au logement.
À La Réunion, nos jeunes sont particulièrement confrontés à la précarité et aux difficultés d’accès à l’emploi et au logement, cette mesure serait encore plus brutale.
Et pour les jeunes, l’enjeu est essentiel.
Pouvoir se loger, étudier et construire sa vie sans dépendre financièrement de sa famille est une condition de l’émancipation.
L’UFR refuse que l’autonomie de la jeunesse et l’émancipation des femmes deviennent des variables d’ajustement budgétaire.
Nous demandons au Gouvernement de renoncer à cette réforme et de faire un autre choix : investir dans le logement étudiant, renforcer les aides et donner aux jeunes les moyens de leur autonomie.
Les jeunes ont besoin de droits, de logements et d’avenir. Pas de nouvelles restrictions.
L’Union des Femmes Réunionnaises alerte sur une nouvelle attaque sur l’autonomie des jeunes.
