La Région Réunion a pris connaissance du nombre de contrats Parcours Emplois Compétences répartis sur l’ensemble de l’île pour l’année 2026 et des nouvelles conditions imposées. Le nombre de PEC, sur l’ensemble du territoire, passe à 4000 mais sur 6 mois au lieu de 10, et avec un taux de prise en charge de l’État de 40%, au lieu de de 50%. (Photo www.imazpress.com)
Pour les emplois verts gérés par la Région, le nombre de PEC passe de 700 à 250 sur six mois,v avec un taux de prise en charge à 41 %.Dans ces conditions, le dispositif d’emplois verts, qui a fait ses preuves, est déstabilisé.
La baisse est tout aussi spectaculaire pour les 24 communes et les 5 intercommunalités qui doivent se répartir 800 PEC, également sur six mois.
Si un volant de 1.200 contrats est réservé aux associations, seul le Département tire son épingle du jeu avec 1700 PEC correspondants aux publics bénéficiaires du RSA.
La communication de ces chiffres est l’illustration éclatante du décalage entre les décisions budgétaires prises par le Gouvernement et la réalité sociale. C’est bien une catastrophe sociale, économique et environnementale qui se dessine pour La Réunion.
Jamais le niveau des contrats aidés, depuis près de vingt ans, n’était tombé aussi bas. C’est un coup direct porté au service public, à la préservation de l’environnement et à la prévention sanitaire. C’est aussi une atteinte à la cohésion sociale avec des centaines de jeunes, de pères et de mères de familles qui vont être projetés au chômage.
Force est de constater la sous-estimation de la gravité et de l’urgence sociale de la situation réunionnaise par le gouvernement et la totale inadaptation des mesures prises nationalement.
Dans un contexte rendu déjà compliqué par la crise des prix des carburants qui préoccupe l’ensemble de la population, cette décision de diminution drastique des contrats PEC est un élément d’aggravation de la situation.
L’heure est à la mobilisation pour que La Réunion puisse faire entendre sa voix auprès du gouvernement.
