Tribune libre de Patrice Selly

À Bras-Fusil, la loi de la République ne reculera devant personne

  • Publié le 31 octobre 2026 à 11:18
  • Actualisé le 31 octobre 2026 à 11:24
patrice selly

Les révélations concernant les violences urbaines survenues à Bras-Fusil sont particulièrement graves. Apprendre que des individus ont volontairement incendié des poubelles dans le seul but d’attirer les gendarmes dans un guet-apens pour les attaquer constitue un fait d’une extrême gravité. Mais plus inquiétants encore sont les propos tenus par l’un des auteurs devant la justice, laissant entendre que les forces de l’ordre auraient pris trop de liberté à intervenir dans ce quartier et qu’auparavant, la loi ne s’y appliquait pas. (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)

𝐉𝐞 𝐯𝐞𝐮𝐱 𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐚𝐢𝐭𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐥𝐚𝐢𝐫 : 𝐚̀ 𝐒𝐚𝐢𝐧𝐭-𝐁𝐞𝐧𝐨𝐢̂𝐭, 𝐚𝐮𝐜𝐮𝐧 𝐪𝐮𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐫 𝐧’𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐮𝐱 𝐝𝐞́𝐥𝐢𝐧𝐪𝐮𝐚𝐧𝐭𝐬. Aucun territoire ne leur sera abandonné. Et personne ne décidera à la place de la République où la loi doit s’appliquer.

𝐁𝐫𝐚𝐬-𝐅𝐮𝐬𝐢𝐥 𝐧’𝐞𝐬𝐭 𝐩𝐚𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐳𝐨𝐧𝐞 𝐝𝐞 𝐧𝐨𝐧-𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭. C’est un quartier de Saint-Benoît où vivent des familles, des travailleurs, des enfants et des personnes âgées qui aspirent, comme tous les Bénédictins, à vivre dignement et en sécurité.

Ces habitants sont les premières victimes des agissements d’une minorité qui prétend imposer sa loi par la violence et l’intimidation.

𝐋𝐚 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐚𝐫𝐢𝐭𝐞́ 𝐧’𝐚𝐮𝐭𝐨𝐫𝐢𝐬𝐞 𝐩𝐚𝐬 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐨𝐥𝐞𝐧𝐜𝐞. Le chômage ne justifie pas les incendies. Et les difficultés sociales ne donnent à personne le droit de s’attaquer aux représentants de l’ordre public.

Je prends acte de la condamnation prononcée par la justice et de l’interdiction faite à l’intéressé de paraître à Bras-Fusil pendant trois ans.

Cette décision rappelle un principe fondamental : les actes doivent avoir des conséquences.

J’entends poursuivre, avec détermination, les démarches nécessaires pour que les auteurs des dégradations répondent de leurs actes et que les préjudices subis par la collectivité soient réparés.

Je réaffirme également mon soutien total aux gendarmes, aux policiers municipaux, aux sapeurs-pompiers et à tous les agents publics qui accomplissent leur mission dans des circonstances parfois particulièrement difficiles.

- Ceux qui protègent la population ne doivent jamais devenir des cibles -

Je refuse cependant que l’ensemble de la jeunesse de Bras-Fusil soit assimilé à ces comportements. La grande majorité de nos jeunes ne demande qu’à étudier, travailler, pratiquer une activité sportive et construire son avenir.

Notre responsabilité collective est de leur offrir des perspectives, de renforcer la présence éducative et associative et de combattre les mécanismes d’exclusion qui alimentent le décrochage d’une partie de la jeunesse.

Mais cette ambition sociale ne saurait se construire au détriment de l’autorité publique.

La prévention sans sanction est impuissante. La sanction sans perspective est insuffisante. Nous avons besoin des deux.

C’est pourquoi je continuerai à défendre une action coordonnée entre la commune, l’État, la justice, les forces de sécurité, les bailleurs sociaux et les acteurs de terrain, afin de garantir la tranquillité publique et de prévenir durablement la délinquance.

Je le redis avec force : ce ne sont pas les habitants honnêtes qui doivent avoir peur dans leur quartier. Ce sont ceux qui violent la loi qui doivent répondre de leurs actes.

À Bras-Fusil comme partout à Saint-Benoît, la République doit être présente, respectée et protectrice.

Nous ne céderons ni à l’intimidation, ni à la violence, ni à la loi des bandes.

Patrice Selly

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