La Chambre de Métiers et de l'Artisanat de La Réunion exprime sa vive préoccupation face à l'amendement n° 1-2129 au projet de loi de finances pour 2027, qui prévoit notamment la création d'une taxe spéciale d'équipement pouvant atteindre 60 millions d'euros par an, financée en partie par une taxation additionnelle à la cotisation foncière des entreprises (CFE). (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Si la CMA Réunion reconnait pleinement la nécessité de développer les infrastructures de transport et de répondre aux enjeux de mobilité de notre territoire, ces ambitions doivent pouvoir se concrétiser tout en préservant l'équilibre économique de nos entreprises artisanales.
Dans un contexte économique déjà difficile, marqué par l'augmentation des charges et les tensions sur la trésorerie, toute fiscalité supplémentaire risque de fragiliser davantage nos très petites entreprises, qui constituent un pilier essentiel de l'économie et de l'emploi local.
La CMA Réunion demande qu'une étude d'impact précise soit réalisée et qu'une , concertation soit engagée avec les représentants du monde économique, afin d'évaluer les conséquences de cette mesure et d'envisager des dispositifs préservant les entreprises artisanales.
"Le développement de La Réunion doit s'inscrire dans une ambition partagée, conciliant les investissements nécessaires à l'avenir de notre territoire et la préservation de nos entreprises artisanales, qui contribuent chaque jour à sa vitalité économique et sociale."
Bernard Picardo
Président de la Chambre de métiers et de l'artisanat de La Réunion
