Tribune libre de Mario Edmond

A quoi bon s’empresser de changer les cadres au sein de la Cirest

  • Publié le 31 octobre 2026 à 10:25
  • Actualisé le 31 octobre 2026 à 10:30
Cirest

S’il ne faut jamais préjuger d’une décision de justice, ne jamais faire la boue avant la pluie et savoir s’abstenir de tirer des plans sur la comète en toute circonstance, quelles explications donner à la réorganisation annoncée des services de direction générale de la Cirest à quelques petits mois d’un verdict capital du Conseil d’État concernant les élections municipales de Saint-André qui pourraient remettre en cause la gouvernance même de l’intercommunalité. (Photo : Richard Bouhet/www.imazpress.com)

Joé Bédier serait-il à ce point si certain de lui et tellement confiant du verdict qui le confirmerait dans son élection et dans ses fonctions pour entreprendre une telle valse des directeurs de service.

Le Conseil d’État peut effectivement prendre la décision de le maintenir dans ses fonctions, mais la haute juridiction peut tout aussi bien décider d’annuler l’élection. municipale de Saint-André comme l’a déjà fait récemment le tribunal administratif, ce qui aboutirait définitivement à la tenue de nouvelles élections municipales.

De fait, il appartiendrait aux électrices et aux électeurs de retourner aux urnes et de s’exprimer. Joé Bédier, s’il n’était pas déclaré inéligible, pourrait tout à fait être candidat et être de nouveau réélu, tout comme il pourrait ne pas l’être.

Dans ce dernier cas de figure pleinement plausible, tout autant que l’inverse, la Cirest connaîtrait en seulement quelques jours un bouleversement sans précédent dans son organisation que l’on se demande quelle est la nécessité, la vraie utilité.

Quel est le sens d’une telle réorganisation dans le contexte d’incertitude dans lequel nous nous trouvons.

À quoi bon s’empresser de changer les cadres au sein de la Cirest ?

Est-il à ce point insatisfait des cadres actuels qu’il ne peut plus attendre pour à tout prix tout changer et ainsi mieux asseoir son pouvoir. À quoi bon vouloir s’entourer précipitamment ? d’hommes et de femmes qui, en plus de loyauté sans faille, devraient être aussi d’une grande témérité pour encourir le risque de n’être que de passage.

En ce qui me concerne et en raison des éléments exposés, je trouve qu’il est tout à fait inopportun et assurément déplacé de procéder maintenant à une réorganisation d’ampleur au sein des services à moins d’être dans le déni total de la réalité et de faire preuve d’un optimisme béat, ou encore de tout miser sur un "ça passe ou ça casse", d’un quitte ou double d’une ultime partie.

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