Un Conseil académique des Langues Régionales (CALR) s’est tenu ce jeudi 28 mai 2026. Nos organisations : FCPE, FSU, Lantant LKR, MLK, et SAIPER continuent de dénoncer l’interprétation fallacieuse du Recteur, président de ce conseil, concernant son fonctionnement. (Photo d'illustration : www.imazpress.com)
Depuis plusieurs années, nos organisations demandent que les points à l’ordre du jour soient mis au vote lorsqu’ils concernent la mise en œuvre de la politique linguistique dans notre académie.
À ce jour, notre lutte n’a abouti qu’à un vote formel : celui des procès-verbaux (PV) de chaque séance. Cela ne contribue en rien à la démocratisation des prises de décision académiques !
Nous rappelons que nos organisations participent activement au bon fonctionnement et à la tenue des débats au sein du CALR.
- Que notre avis soit respecté par un vote sur les projets -
Ce rappel, que nous formulons en permanence, notamment dans un courrier envoyé au mois de mars, reste lettre morte auprès des autorités académiques. Le Recteur persiste à affirmer que nous participons à la politique académique, au sens de la "gestion de la cité", par le simple fait que les débats sont consignés dans les PV.
Cela ne suffit pas. Nous exigeons que notre avis soit respecté par un vote sur les projets, bilans et plans soumis à l’ordre du jour.
Le CALR ne pourra pleinement jouer son rôle et devenir une force motrice pour le développement d’une politique linguistique affirmée dans notre académie qu’à la condition qu’un avis tranché puisse être exprimé par ses membres.
- Moins de 10 % des élèves ont accès à un dispositif mis en place pour la sensibilisation ou l’enseignement du créole réunionnais -
Pour rappel, ce conseil est actuellement le seul à réunir des acteurs institutionnels, syndicaux et associatifs autour de la question du créole réunionnais. Mais se réunir ne suffit pas pour dépasser les contradictions persistantes sur la place du créole à l’école.
En effet, quel que soit le développement des symboles et des manifestations publiques sur cette question, les chiffres sont implacables : moins de 10 % des élèves ont accès à un dispositif mis en place pour la sensibilisation ou l’enseignement du créole réunionnais.
Nos organisations demandent donc, une fois encore, de ne plus être de simples participants aux débats, mais de pouvoir les conclure par des votes clairs.
Ces votes, bien que consultatifs, ne bloqueraient en rien la volonté politique des autorités académiques.
