(Actualisé) À l'appel de l'intersyndicale nationale, plusieurs assistants d'éducation (AED) sont rassemblés ce mardi 2 juin 2026 devant le rectorat de La Réunion, à Saint-Denis. Salaires, manque d'effectifs et conditions de travail dégradées étaient au cœur de leurs revendications. (Photos Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Ils sont souvent les premiers interlocuteurs des élèves dans les collèges et les lycées, mais estiment être les grands oubliés de l'Éducation nationale. Ce mardi matin, des assistants d'éducation (AED) se sont réunis devant le rectorat pour réclamer davantage de moyens et une meilleure reconnaissance de leur profession.
"Aujourd'hui, les assistants d'éducation sont payés au SMIC", déplore Loïc Cousin, représentant académique des AED. "On nous demande beaucoup de polyvalence sur nos postes. À force d'en faire toujours plus, les gens s'épuisent et les salaires ne sont pas en adéquation avec ce que nous faisons au quotidien". Écoutez.
Au-delà de la question salariale, les manifestants alertent sur un manque chronique de personnel dans les établissements. "Dans certains collèges, un seul assistant d'éducation peut se retrouver à surveiller une cantine de près de 200 places", souligne Loïc Cousin. "Pour la sécurité des élèves, nous demandons davantage d'effectifs".
Même constat pour Jonathan Gallet, AED dans un collège classé en réseau d'éducation prioritaire renforcé (REP+). "D'année en année, nous perdons des quotités et donc du personnel sur le terrain", explique-t-il. "Les élèves ont des besoins affectifs, émotionnels et psychologiques importants. Quand les moyens diminuent, il devient plus difficile de les accompagner correctement". Regardez.
Les manifestants rappellent également que leur métier ne se résume pas à la simple surveillance. "Nous sommes là pour soutenir les élèves, gérer les situations de harcèlement, transmettre les règles de vie commune et assurer un accompagnement éducatif au quotidien", insiste Jonathan Gallet. "C'est un métier devenu extrêmement polyvalent".
Dans un communiqué commun, les organisations syndicales réclament notamment la création de postes supplémentaires, la mise en place d'une grille salariale nationale permettant une revalorisation des rémunérations, un accès renforcé à la formation ainsi qu'un véritable droit à la mobilité professionnelle.
Les représentants des AED espéraient également être reçus par le rectorat afin de porter directement leurs revendications et d'obtenir des réponses sur l'avenir de la profession.
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