La décision de l’État de réduire de près de moitié le nombre de contrats Parcours emploi compétences (PEC) en 2026, conjuguée au durcissement des conditions d’éligibilité, contraint la ville du Port à faire des choix décisifs pour maintenir la qualité du service public. (Photo d'illustration : Richard Bouhet/www.imazpress.com)
Avec le soutien du Département, qui a accompagné la collectivité à travers des contrats d’accès à l’emploi (CAOM), la ville a néanmoins dû mobiliser des moyens humains et financiers supplémentaires pour préserver les conditions d’accueil et d’encadrement dans les écoles.
Parce que les marmay et leurs familles sont au cœur des priorités de la collectivité, la ville a choisi de concentrer ses efforts sur les écoles et de mobiliser ses propres moyens pour préserver leurs conditions d’accueil et d’encadrement.
- Un effort de 660.000 euros pour les écoles -
Le nombre de PEC mobilisés dans les écoles est passé de 110 agents à la rentrée 2025 à 65 à la rentrée 2026.
Pour compenser cette diminution, la ville a recruté 65 agents et mobilisé 11 agents des moyens généraux, pour un coût de 660.000 euros.
Cet effort pèse lourdement sur les finances et les moyens de la ville, et ne peut être reproduit à l’identique dans l’ensemble de ses services.
La baisse des PEC pèse sur les services de proximité
Les conséquences de la diminution des contrats aidés se font désormais sentir dans d’autres services publics de proximité, notamment dans l’entretien des espaces verts et le nettoyage des rues.
Fin 2025, 80 PEC étaient encore mobilisés. Ils ne sont plus que 30 aujourd’hui et aucun renouvellement n’est prévu : il n’y en aura plus aucun en novembre prochain.
Les effectifs du service environnement ont ainsi diminué de 30 à 40 %, affectant directement l’entretien des espaces publics. Les Berges et le Parc Boisé, deux lieux emblématiques du Port, sont particulièrement concernés. D’autres missions de proximité sont également touchées, notamment l’entretien des bâtiments municipaux.
Cette baisse intervient alors que les besoins d’entretien des espaces publics vont augmenter dans les prochains mois, avec la reprise de la végétation et l’arrivée de la période d’arrosage.
Des conséquences concrètes pour les Portois Moins de moyens humains, c’est moins de capacité à entretenir les espaces publics au même niveau : végétation plus difficile à maîtriser, espaces publics moins entretenus, quartiers
moins propres, avec davantage de déchets et de nuisibles.
- La ville avait alerté dès le mois de mai -
Dès l’annonce de la réduction des PEC, en mai dernier, le maire Olivier Hoarau et les élus du Port avaient alerté sur ses conséquences pour la continuité du service public.
Une motion adoptée par le conseil municipal demandait notamment le maintien de moyens à la hauteur des besoins de la commune et alertait sur les risques pour la continuité du service public dans les écoles, la sécurité sanitaire et l’équilibre financier de la collectivité.
Pour cette rentrée, la ville a donc fait des choix drastiques et assume quasi seule le financement des moyens humains afin que la baisse des PEC ne se traduise pas par une dégradation des conditions d’accueil et d’encadrement des marmay. Mais elle ne peut compenser durablement la réduction des contrats aidés.
Les conséquences se font désormais sentir sur d’autres services publics essentiels à la vie quotidienne des Portois.

Au prix des promesses électorales !