Je tiens à vous alerter sur les conséquences préoccupantes de la récente exclusion de la téléphonie et du matériel informatique de la liste des biens exonérés de TVA à La Réunion. Cette mesure, confirmée par l’arrêté du 11 décembre 2025, suscite des inquiétudes parmi les acteurs économiques locaux et les ménages. (Photo : sly/www.imazpress.com)
Le caractère soudain de cette hausse fait peser un risque : celui d’une répercussion par les entreprises sur les consommateurs venant amoindrir le pouvoir d’achat des Réunionnais. Outre un poids accru sur la compétitivité d’entreprises locales, la fin de l’exonération de TVA viendrait participer au renforcement de la vie chère qui, comme vous le savez, ne se limite pas qu’au secteur alimentaire.
- Un risque pour les ménages les plus modestes -
Alors que l’accès au numérique constitue aujourd’hui un levier essentiel d’inclusion sociale et économique, cette mesure pourrait creuser les écarts.
La téléphonie et le matériel informatique constituent déjà un poste de dépenses certain pour les ménages et ne sauraient être résumés à des produits de luxe.
Ils représentent en effet aujourd’hui des outils indispensables, que ce soit par exemple pour une recherche d’emploi ou bien encore pour accéder aux services publics dont la dématérialisation est accrue. Leur exclusion de l’exonération de TVA semble ignorer cette réalité et pourrait ainsi fragiliser davantage les ménages les plus modestes.
- Une rencontre prévue avec le préfet -
J’ai pris bonne note de l’annonce par les services préfectoraux de l’organisation de réunions techniques pour identifier les effets de bord relatifs à cette décision, et appelle de mes vœux qu’elles puissent se tenir dans les meilleurs délais.
Dans un contexte où le gouvernement entend vouloir mettre en place des politiques ambitieuses afin de lutter contre la vie chère qui frappe durement nos populations, les arbitrages rendus ne peuvent revenir à reprendre d’une main ce qui a été donné de l’autre.
Pour votre information, une copie de la présente sera également adressée à Monsieur le Préfet de La Réunion.
Dans l’attente de votre retour, je reste à votre disposition pour échanger sur ce sujet crucial et vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de ma considération distinguée.
