CORRUPTION PRÉSUMÉE Trois ans de prison, dont un an ferme, 200.000 euros d'amende et 5 ans d'interdiction de gérer une entreprise requis contre François Caillé

CORRUPTION PRÉSUMÉE La procureure demande de la prison avec sursis contre le père et le fils de David Vital. Suivez notre direct

voir plus

Tribune libre de l'UFR

Création d’une commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales

  • Publié le 22 janvier 2026 à 14:10
  • Actualisé le 22 janvier 2026 à 14:14
École

L’UFR se félicite de l’adoption, en commission des lois de l’Assemblée nationale, de la proposition de résolution dont l’objet est la création d’une commission d’enquête sur le traitement judiciaire des violences sexuelles incestueuses parentales commises contre les enfants, ainsi que sur la situation des parents protecteurs, notamment des mères protectrices (Photo d'illustration : rb/www.imazpress.com)

Pour l’UFR, ce vote marque une étape importante face à une réalité écrasante : environ 160.000 enfants sont victimes chaque année de viols ou d’agressions sexuelles en France, et près de 77 % de ces violences sont commises au sein de la famille, selon la CIIVISE.

L’association rappelle que l’inceste parental a une spécificité redoutable : l’agresseur présumé détient souvent aussi l’autorité parentale, ce qui peut maintenir l’enfant dans une emprise "institutionnellement validée", sans protection réelle.

Des familles témoignent de décisions contradictoires et d’une parole d’enfant insuffisamment prise en compte ; des signalements peuvent être ignorés ou discrédités ; et des mères protectrices peuvent être condamnées pour "non-présentation d’enfant", alors même qu’elles agissent pour mettre l’enfant à l’abri.

L’UFR souligne que la commission d’enquête proposée vise précisément à éclairer toute la chaîne, du signalement initial jusqu’à l’issue des procédures : recueil et prise en compte de la parole de l’enfant, causes des classements sans suite, articulation entre justice civile et justice pénale, maintien des liens avec l’agresseur présumé pendant la procédure, incohérences conduisant à poursuivre des parents protecteurs, et conformité de la réponse française avec ses obligations internationales.

Depuis La Réunion, l’UFR appelle à ce que ces travaux intègrent pleinement les réalités ultramarines : éloignement des services spécialisés, accès aux expertises, protection immédiate et accompagnement des familles. L’objectif doit être clair : une protection effective des enfants et une sécurité juridique réelle pour les parents protecteurs, afin que protéger ne conduise plus à être pénalisé.

L’association demande désormais une confirmation rapide en séance et des auditions à la hauteur de l’enjeu (victimes, familles, associations, magistrats, avocats, forces de l’ordre, travailleurs sociaux, chercheurs), pour que cette commission débouche sur des réformes concrètes et applicables.

L’Union des Femmes Réunionnaises

guest
0 Commentaires