Le musée de Stella a donné rendez-vous hier soir au public comme chaque année en ce 23 mai à la nuit des Musées. Ça été l'occasion d'arpenter le musée entre amis, en famille ou seul, à la tombée de la nuit gratuitement. Où des activités et animations spéciales ont été organisées dans le cadre de cet évènement. (Photo d'illustration Richard Bouhet/www.imazpress.com)
À peine deux mois après le 80ème anniversaire de la départementalisation, le musée de Stella proposait hier soir dans le cadre de la nuit des Musées, visite gratuite, des activités ludiques et festives, littératures et des échanges nourris à la boutique du Musée...L’occasion était pour tout le public présent de (re)découvrir la riche histoire de l'usine sucrière devenue Musée il y a 35 ans, ses collections permanentes, mais également d'assister à des prestations musicales et enfin de repartir avec un livre dédicacé par son auteur présent.
Mais si le Musée de Stella a fait un carton plein hier au soir jusqu'à 22h en présence de la Directrice Générale des Musées Régionaux Mme Emmanuelle Thuong-Hime nous avons pu remarquer qu'aucuns anciens ouvriers de l'usine sucrière étaient présents sur la cinquantaine encore vivante. Pourtant ce sont eux les murs porteurs de cette histoire.et qui font les trésors de ce Musée.
À croire que l'histoire de cette classe ouvrière accablée par des conditions de travail extrêmement difficiles, et des luttes menées à l'époque semblent être sous la menace de l'effacement. Alors que nous devons à ces ancêtres disparus un souvenir pieu, aussi de reconnaissance et d'hommage.
Aujourd'hui j'ai l'impression qu'on s'intéresse plus à l'histoire des bâtiments comme si les ouvriers n'ont jamais existé. Peu visibles dans l'espace public alors que des photos à grand format existent, un facteur que je pense peut contribuer à une perte de visibilités de ces ouvriers et de la place qu'ils méritent.
Si l'usine sucrière fermée en 1978 a brisé des liens ayant existés, alors comment faire pour que ce musée si singulier par l'histoire redonne vie à ses murs porteurs que sont les femmes et les hommes ?
En finalité, comme dit un gramoune "zordi enkor zot i jèt a nou kom la mar kan". À méditer sur la portée de cette phrase !
Jean Claude Comorassamy
