Mondial : Argentine-Espagne, une finale de rêve pour clore le Mondial de la démesure

  • Publié le 19 juillet 2026 à 14:53
  • Actualisé le 19 juillet 2026 à 17:58
Les drapeaux des pays participant au Mondial-2026 dans une rue de l'arrondissement du Queens, à New York, le 11 juin 2026

La Coupe du monde des superlatifs s'achève dimanche 19 juillet 2026 à 23 heures (heure Réunion) avec une finale prestigieuse entre l'Argentine et l'Espagne, deux équipes que tout oppose, et un énorme show dont les États-Unis ont le secret, aux portes de New York et sous les yeux de Donald Trump.

En clôture de ce tournoi réussi, au format inédit avec 48 équipes en lice, on pouvait difficilement imaginer plus beau choc que celui qui va opposer les soldats de Lionel Messi, qui entrerait un peu plus dans la légende avec une seconde couronne, et une Roja époustouflante de maîtrise.

Les supporters de la France ont longtemps espéré que ce 104e match serait leur revanche sur l'Albiceleste. Mais les Bleus ont sombré en demi-finale contre l'Espagne et, samedi, pour la dernière de leur sélectionneur Didier Deschamps, ils ont même laissé la troisième place aux Anglais dans un match portes ouvertes (6-4) qui a permis à Kylian Mbappé de devenir le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe du monde.

- Entre Argentine et Espagne, les Réunionnais balancent -

Pour Zia, "l'Espagne a des chances à gagner, mais je pense que l'Argentine va gagner, 2-0", dit-il. De même que Timéo qui lui pense que le match se terminera sur un score de 3-2 après les prolongations. 

Son ami Enzo voit lui l'Espagne l'emporter sur le même score, 2-0.

Sarah, qui suit le Mondial depuis le début penche vers l'Espagne, même si elle le dit : "ce sera un match très serré". Maélys estime même que les deux buts seront marqué par le jeune Yamine Lamal.

- Mondial-2026: Espagne-Argentine, l'explosif bouquet final -

L'insubmersible Argentine de Lionel Messi, astre brillant à 39 ans, entre en collision avec l'indestructible collectif de l'Espagne dans une finale de Coupe du monde aux allures de blockbuster, version guerre des étoiles, dimanche aux portes de New York.

L'Albiceleste et la Roja ont déjoué les embûches du Mondial le plus long de l'histoire, à 48 équipes, en dribblant les fortes chaleurs et les longs déplacements. Mais voilà l'heure de distribuer l'or éternel et les pleurs d'argent, sur la pelouse du MetLife stadium.

Au sommet, il y aura une deuxième étoile mondiale consécutive à décrocher pour l'Argentine (un doublé inédit depuis le Brésil de 1958-1962) ou un deuxième titre planétaire tout court pour l'Espagne, en salle d'attente depuis le récital d'Andres Iniesta et Xavi en 2010.

"Ce sera un spectacle grandiose, deux super équipes, avec beaucoup de similitudes, et chacune essayera d'emmener le match là où ça l'arrange", a anticipé le sélectionneur des champions d'Europe, Luis de la Fuente. "Nous allons profiter de ce moment, avec nos armes et nos qualités, face à un adversaire au parcours spectaculaire".

- "L'histoire et la légende" -

Côté argentin, en effet, la phase à élimination directe a ressemblé à de véritables montagnes russes émotionnelles, où le vertige de l'élimination n'était jamais très loin contre le Cap-Vert, l'Egypte, la Suisse et l'Angleterre.

Constamment sur un fil, l'équipe au maillot bleu s'en est toujours sortie grâce à un cœur énorme, une résilience inouïe, une pluie de buts tardifs et les prouesses continues de Lionel Messi, artiste funambule et capitaine adoré, héroïque avec ses huit buts et quatre passes décisives.

"Être parvenu à atteindre une finale comme il l'a fait, au moment où il en est, à 39 ans, c'est quelque chose d'incroyable", s'émerveille Lionel Scaloni, son sélectionneur. "L'histoire et la légende, c'est lui et tout ce groupe de joueurs qui nous ont fait vivre des années merveilleuses".

Car Messi ne marche jamais seul. Il est entouré d'un commando de dix coéquipiers prêts à se sacrifier pour lui, et d'une armée encore plus nombreuse et tout aussi fidèle de fervents supporters.

"Je ne vais pas dire qu'on est invincibles, mais il est très difficile de nous battre. Pourquoi? Parce que le défi n'est pas de battre l'Argentine. Il faut tuer les onze joueurs sur le terrain et leur casser les jambes, et je ne pense pas que quelqu'un en soit capable cette année", a crûment résumé Benito Abbiati, un supporter de 22 ans interrogé par l'AFP.

La Roja est elle redevenue un monstre d'efficacité qui avale tout sur son passage, comme la France de Kylian Mbappé l'a constaté, avec impuissance, en demi-finale (2-0). Elle n'a encaissé qu'un seul but dans cette Coupe du monde, en quarts, marqué par le Belge Charles De Ketelaer (2-1).

Le gardien Unai Simon n'a pas souvent l'occasion de briller, puisque ses garde du corps en défense centrale (Laporte-Cubarsi) et au milieu (Rodri-Pedri ou Ruiz) empêchent les adversaires de s'approcher.

Les latéraux Marc Cucurella et Pedro Porro jouent leur partition à merveille, Dani Olmo est un merveilleux chef d'orchestre en N.10, Mikel Oyarzabal s'épanouit en pointe et la jeune vedette Lamine Yamal, à 19 ans, attire le regard et les défenseurs adverses dans son couloir droit.

- "Le plus grand événement humain" -

L' uverture du Mondial avait eu lieu dans le mythique Azteca de Mexico il y a cinq semaines et demie qui semblent une éternité tant le Mondial-2026 aura charrié émotions et histoires, entre la splendide épopée du Cap-Vert, l'amère aventure des Iraniens installés à Tijuana ou l'inimaginable coup de fil de Trump pour inverser la décision d'un arbitre.

Coorganisé pour la première fois par trois pays sur plus de 4.000 km du Mexique au Canada, le tournoi se termine tout près de la ville qui ne dort jamais, mégapole à la hauteur de sa démesure, avec une magnifique opposition de styles.

"Ce n'est pas seulement la plus grande Coupe du monde de tous les temps, cela a été le plus grand événement humain, social et culturel qu'il ait été donné de voir à l'Humanité", s'est enflammé le patron de la Fifa Gianni Infantino, vendredi.

Avis à ceux qui auraient trouvé ce Mondial "too much": le prochain sera pire sur le plan environnemental.

En 2030, la Coupe du monde du centenaire s'étendra sur trois continents, avec des matches en Espagne, au Portugal, au Maroc, et même en Amérique latine. Certains plaident pour un tournoi à 64, qui confirmerait le mépris de la Fifa pour les enjeux climatiques.

- "La plus grande scène du monde" -

Pour dimanche, la Fifa, qui a rassemblé plus de six millions de spectateurs en stade et des milliards de téléspectateurs, a promis "la plus grande scène du monde".

Imitant la recette du Super Bowl, la mi-temps proposera un "half-time show" de 11 minutes, avec la mégastar américaine Madonna, le Canadien Justin Bieber, le groupe de K-pop sud-coréen BTS et Shakira...

Avant le match, une cérémonie aura fait intervenir Robbie Williams, le streamer IShowSpeed et même Tom Cruise.

Mais la vedette principale de ce bouquet final ne sera pas sur scène, mais dans la tribune officielle.

Donald Trump aura attendu la finale pour se rendre au stade, et il faudra guetter la réaction du public quand apparaîtra son visage sur les écrans géants. C'est lui qui remettra avec son "ami" Gianni le trophée au vainqueur.

www.imazpress.com avec AFP/[email protected]

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Aucune des 2 équipes
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8 heures

Argentine et Espagne : 2 équipes constitués de joueurs arrogants