Plus de 90 % des Français souhaitent que cette possibilité leur soit enfin donnée. Depuis des dizaines d’années les gouvernements successifs promettent de faire voter une telle loi.
Elle arrive à la fin de son parcours législatif et peut voir le jour dès ce mois de juillet.
Or, à nouveau, les forces réactionnaires se liguent contre la possibilité offerte aux femmes et aux hommes, confrontés aux douleurs physiques et psychiques de maladies incurables de choisir librement leur fin de vie.
La position de l’Eglise catholique : "Nous sommes contre cette loi. Cela ne correspond pas, en tant que croyants, au désir de Dieu. Ce que l’homme veut ne correspond pas nécessairement à ce que Dieu veut, car dans notre religion, Dieu est celui de la vie, celui qui fait grandir et promouvoir la vie."
Rappelons que ces mêmes oppositions se sont organisées pour faire obstacle aux lois : pour l’avortement (1975) et son remboursement par la Sécurité Sociale à 100% (2013), pour le mariage pour tous (2013), pour l’abolition de la peine de mort (1981), pour la dépénalisation de l’homosexualité (1791, annulée par Vichy en 1942, rétablie en 1982), pour l’autorisation de la crémation (votée en 1887, validée par le clergé catholique en 1961) ...
La liste est longue !
La Libre Pensée rappelle son attachement indéfectible à la défense de l’article 1 de la loi de 1905 qui protège chacune et chacun dans sa liberté de conscience dont celle de pratiquer, ou non, la religion de son choix, d’exprimer son opinion philosophique et plus généralement ses conceptions du monde.
Ce sont les femmes et les hommes qui la font.
Pas les Eglises !
