Samedi 23 mai, le musée de Stella ouvre gratuitement ses portes pour la Nuit européenne des musées. Une soirée festive pour découvrir des collections patrimoniales autrement, à travers visites, expositions et à la dernière littérature présente "Léritaz nout zansèt Stella", un ouvrage tout à fait exceptionnel, rédigé par un ancien ouvrier d'usine (Photo : Stephan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Cette nuit européenne des musées vient marquer ici, symboliquement les 48 ans d'une usine sucrière fermée en 1978. L'occasion vous est donnée de vous immerger dans le beau musée de Stella avec des spectacles, des concerts, diverses animations et des ateliers qui viendront également illustrer l'un des pans les plus vivants de notre héritage culturel de l'usine sucrière devenue Musée.
Pour cette occasion, la soirée va s'articuler autour de plusieurs temps forts, avec les travaux des élèves CE1 de l'école primaire de Stella de Mme Wendy Zitte dont une démarche de partage et d'échanges sont prévues avec le public présent. Fruit d'une collaboration avec les talents de l’artiste peintre Florence Vitry avec le moulage des visages, collages, travaux réalisés à partir des empreintes originales....
L'exposition « les engagés du sucre » qui révèle l’histoire méconnue de l’engagisme, née après l’abolition de l’esclavage, les diverses animations musicales, expositions, danse, théâtre Cie Lantouraz..etc font parties du programme.
Il y aura aussi les travaux des étudiant(e)s de 2ème année du lycée Ambroise Vollard de la filière DNMADE (Diplôme National des Métiers d'Art et du Désign) qui ont travaillé sur la conception d’un dépliant qui permettra désormais aux visiteurs de mieux comprendre le processus de la fabrication du sucre à partir des divers appareils et machines visibles encore au musée.
Le voyage poétique de fonnkèr avec Solilokèr suivi de la dédicace du livre "Léritaz nout zansèt - Stella" édité par Komkifo éditions dont l’auteur revient sur la fermeture de l’usine sucrière de Stella et les traumatismes vécus par les ouvriers de l'époque. Un travail de mémoire qu'un ancien ouvrier de cette usine vous fera part en exclusivité à la boutique du Musée lors des dédicaces (source du musée).
En finalité, en renouant avec cette nouvelle lumière du Musée ce samedi, cela pourrait se révéler être bénéfique pour nous tous aujourd'hui comme pour les générations de demain. Une couleur exceptionnelle du Musée qui marque aussi les 25 ans de la loi de Christiane Taubira qui reconnaît la traite et l'esclavage en tant que crimes contre l'humanité.
