En cette période de rentrée scolaire, une question essentielle doit être au cœur du débat public : quelles perspectives souhaitons-nous offrir à la jeunesse réunionnaise ? L'accès à l'emploi, la mobilité professionnelle, la formation ou encore la prévention des conduites à risque constituent autant d'enjeux qui déterminent aujourd'hui le parcours de milliers de jeunes sur notre territoire. (Photo d'illustration : Stéphan Laï-Yu/www.imazpress.com)
Lors de la Commission permanente du Département de La Réunion du 19 août 2026, Monique Orphé, Jean-François Hoareau et Brigitte Adame ont souhaité interpeller l'exécutif départemental sur trois sujets majeurs : l'emploi saisonnier dans le secteur agricole, l'évaluation de la politique de mobilité portée par le CNARM et la prévention des conduites addictives chez les jeunes.
- Renforcer la formation, améliorer l'accompagnement vers l'emploi et valoriser davantage les métiers agricoles -
Le premier enjeu concerne l'agriculture et plus particulièrement le recours à une main-d'œuvre extérieure pour répondre aux besoins de la filière canne pendant les campagnes de récolte.
Cette situation interroge alors même que de nombreux Réunionnais, notamment les plus jeunes, rencontrent encore d'importantes difficultés d'accès à l'emploi. Notre territoire ne peut se satisfaire d'un tel paradoxe.
Notre agriculture a besoin de main-d'œuvre et notre jeunesse a besoin d'opportunités professionnelles. Nous devons être capables de mieux faire correspondre ces besoins.
Cela suppose de renforcer la formation, d'améliorer l'accompagnement vers l'emploi et de valoriser davantage les métiers agricoles auprès des jeunes générations.
Le deuxième sujet concerne la politique de mobilité menée par le Cnarm, dont le financement repose en grande partie sur la collectivité départementale.
- Évaluer les résultats du Cnarm -
Les observations formulées par la Chambre régionale des comptes démontrent la nécessité de disposer d'une
évaluation plus précise des résultats du dispositif.
Au-delà du nombre de départs (qui pourrait être très inférieur au prévisionnel annoncé, avec 400 départs contre 1.200 annoncés) nous devons connaître le taux d'insertion durable, le taux d'accès à l'emploi, le nombre d'abandons ainsi que le coût réel de l'accompagnement proposé aux bénéficiaires. L'évaluation des politiques publiques constitue une exigence indispensable pour garantir leur efficacité.
Enfin, la question des conduites addictives chez les jeunes appelle une mobilisation de l'ensemble des acteurs institutionnels.
Le soutien apporté aux associations engagées dans la prévention est une démarche positive. Toutefois, la lutte contre
les addictions ne peut reposer uniquement sur le tissu associatif.
L'État, l'Éducation nationale, les collectivités territoriales, les familles et les acteurs de terrain doivent agir de
manière coordonnée afin de renforcer les actions de prévention au plus près des jeunes.
- Notre jeunesse ne peut plus attendre -
Emploi, formation, mobilité, prévention : derrière ces mots, il y a des jeunes, des familles et des vies. Nous refusons que notre jeunesse soit condamnée à attendre.
Elle mérite des réponses concrètes, des opportunités et la possibilité de construire son avenir, ici à La Réunion comme ailleurs.
Cette rentrée doit être l’occasion de passer des constats aux actes. Notre responsabilité collective est de donner à
chaque jeune les moyens de trouver sa place, de développer ses compétences et de construire son propre parcours.

Merci Monique, à la prochaine...