Le projet de train Réunion Express entre dans une nouvelle phase. Ce mercredi 19 août 2026, et jusqu'au 26 novembre, une séquence de débat public est lancée sur toute l'île autour de cet aménagement ferroviaire majeur pour l'île. L'avis des Réunionnais pourrait avoir un impact concret sur les contours de son évolution et de son orientation dans les années à venir. (Photos Stephan Laï-Yu / www.imazpress.com)
Cette grande consultation cherche à impliquer la plus large part de la population. Pour la mobiliser, des réunions publiques auront lieu dans chaque micro-région. Des ateliers thématiques sur l'organisation des travaux, les tarifs, les connexions entre le futur train et les Hauts ou encore les questions environnementales ou d'énergie se tiendront également dans les mois qui viennent. Par ailleurs, des débats mobiles, à la radio et des webinaires auront également lieu.
L'objectif affiché par cette démarche, organisée sous l'égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), est de recenser le maximum d'avis et de questions. Des questionnements qui seront ensuite synthétisés et thématisés dans un rapport transmis à la Région dans les deux mois qui suivent cet épisode de démocratie participative. "Nous voulons éclairer la Région, qui est porteuse de ce projet, en nous rapprochant de tous les types de public sur l'île. On va essayer d'amener des informations sur les enjeux, par exemple, financiers, fonciers et environnementaux à nos interlocuteurs pour alimenter le débat", explique Bernard Vitry, membre de la commission locale du débat public.
Au vu du sujet, la mobilité, il est probable que les Réunionnais répondent présents. Les dernières données, issues des États généraux de la mobilité (EGM), dépeignent une situation intenable en matière de déplacements. L'île compte chaque jour l'équivalent de plus de 30 kilomètres de bouchons. Un conducteur passe en moyenne de 2 à 3 heures par jour dans les embouteillages. Enfin, le territoire comprend plus de 2,5 millions de déplacements quotidiens, dont les deux tiers se font en voiture.
Pas étonnant, dans ces conditions, que 58 % des personnes interrogées, lors des EGM en 2023, se disent favorables à l'utilisation des transports en commun, de préférence à la voiture, et que 77 % soutiennent le train comme une priorité en matière de déplacement. Une solution ferroviaire déjà envisagée par Paul Vergès, alors président du Conseil régional, avec son projet Tram-Train. Un projet par la suite abandonnée, en 2010, par Didier Robert lorsqu'il prendra la tête de la Région au grand dam d'une partie de la population dénonçant le gaspillage de fonds publics et le manque d'anticipation sur le plan du développement durable.
- Une obligation légale de débat public -
Toutefois, une fois posées ces intentions et ce cadre global, une première question se pose. Celle de savoir si ce débat public ne risque pas d'être orienté en fonction des attentes et des objectifs de la Région pour son prochain chantier.
Un doute vite balayé par la CNDP qui met en avant des garanties d'indépendance, de neutralité et de transparence. "Nous ne dépendons pas de la Région et nous ne sommes pas financés par elle, insiste Marc Papinutti, président de la CNDP. Nous avons été saisis par la collectivité car ce projet ferroviaire atteint un montant financier important et comprend un impact significatif sur l'environnement."
De fait, il existe une obligation légale d'organiser ce débat public. Une obligation fixée par le dépassement de deux seuils qui ont déclenché la saisine de la CNDP. En premier lieu, le tracé prévisionnel du Réunion Express, dont les premiers tronçons doivent être livrés en 2035, est actuellement de 140 km alors que la norme maximale réglementaire, sans faire appel à la CNDP, est de 40 km. De même, le budget de ce projet est estimé à environ 5,2 milliards d'euros. Là encore, il dépasse allègrement les 455 millions d'euros autorisés sans solliciter cette autorité administrative indépendante.
Autre critique possible, celle du manque d'effets réels de ce projet sur l'élaboration du tracé ou du fonctionnement du prochain train local. Un point de vue qui s'appuie sur le fait que le rapport remis et rendu par la CNDP au conseil régional n'est en aucun cas contraignant.
- Des projets déjà annulés à La Réunion -
Pour autant, ce rapport conduit à une réponse obligatoire de la Région sur les problématiques et les questionnements, émanant du public, qu'il a fait remonter. Ces deux documents sont rendus publics et accessibles à tous en ligne. Par ailleurs, le rapport de la CNDP est également publié au Journal officiel.
Dans les faits, la structure indique que 60 % des projets sur lesquels elle avait mené une consultation ont par la suite évolué. Localement, des aménagements comme le projet de Nouvelle Entrée Ouest (Néo) à Saint-Denis, qui impliquait d'emprunter des tunnels sous le Barachois, ont été abandonnés à la suite des remontées de la CNDP. "Ce travail de débat est très utile et donne la parole aux citoyens et à leurs choix. Grâce à des réunions publiques, le projet Néo a été abandonné mais aussi celui de la route des Géraniums entre Saint-Pierre et la Plaine des Cafres en 2018. La Région est attentive et elle va devoir argumenter en réponse à notre rapport. Et, potentiellement, elle pourrait changer ses décisions", explique Bernard Vitry. Regardez
Interrogée sur ce point, la collectivité confirme l'attention qu'elle porte aux résultats de cette concertation. "Il faut écouter ce que disent les Réunionnais. Nous avons posé les bases du projet de train mais rien n'est encore définitif. Rien n'est figé et nous allons nous appuyer sur cet outil de démocratie participative", détaille Fabrice Hoarau, conseiller régional délégué aux routes et aux mobilités durables.
Pour que cet outil donne sa pleine mesure, il convient désormais que le plus grand nombre de Réunionnais s'engage dans ce processus citoyen. Ce n'est qu'à ce titre que pourront être compris les défis qui se posent au territoire en matière de mobilité. Et que des décisions majeures pour l'avenir de La Réunion pourront éventuellement être infléchies.
Au vu de ces enjeux, Marc Papinutti ne doute pas que les réunions publiques feront le plein dans les semaines à venir. "C'est un projet structurant pour La Réunion et qui va également concerner les générations à venir. Les questions sont là et, une fois posées, ces questions vont susciter d'autres questions. Le message important à comprendre, c'est que ces débats ne se feront que dans l'intérêt du public." Regardez
La balle est désormais dans le camp des habitants de l'île. Il leur reste trois mois pour se faire entendre. Ils pourront commencer à donner leur avis dès ce jeudi 20 août à la médiathèque Antoine Roussin à Saint-Benoît, avant d'autres sessions à Saint-Pierre, au Port, au Tampon et à Sainte-Marie.
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Pourquoi ne pas envisager un monorail ? L'emprise au sol de ce train suspendu est minime, il permet de ne pas être obligé d'exproprier un grand nombre de réunionnais sur son trajet, il est silencieux, peut passer les ravines sans être obligé de créer des ponts très coûteux. On pourrait même envisager son passage en surélévation sur le terre-plein central de la route du littoral et des 4 voies (pas partout, mais une très grande partie). Son seul inconvénient serait sa fragilité éventuelle face aux cyclones, encore que le peu d'emprise aux vents de son rail puisse le protéger. En tout cas, à mon humble avis, des études devraient être menées. Je ne me souviens pas l'avoir entendu évoquer une seule fois dans le débat.
Nos élus sont des experts,la réunion est dans le coma aucun d' entre eux n ' est en mesure d apporter un remède que du bla bla,des profiteurs d' indemnités.
J'ajouterai qu'un monorail aurait un attrait touristique indéniable en surélevant les passagers, au lieu d'être au ras du sol, et de découvrir ainsi plus complètement les magnifiques paysages réunionnais.
On a élu 24 bonimenteurs ,tous nous ont promis des chantiers qu ils sont incapables de les regarder. Regardez-les ils se portent bien ,ils font du lard affalé dans les fauteuils du conseil municipal, régional et départemental et les syndicats intercommunaux et même d' électricité,ils veulent occuper tous les postes car au bout il y as des indemnités conséquents et frais en tout genre paye par le contribuable.
A l' approche des consultations électorales nos élus font des annoncés,alors même que les chantiers en cours ont été abandonnés et laissés a l' abandon exemples contournante de saint joseph où on a donné quelques coups de tractopelle la veille des élections municipales et les élections passées plus rien afin d obtenir un mandat de maire le chantiers a l abandon sont courants a saint joseph chantiers devenus des fiches.
C'est beau les projets, sauf qu'à chaque changement de mandature même bien ficelé et prêt à sortir de terre là plupart des projets sont abandonnés pour je ne sais quelle lubie. Nous avons le bel exemple du Tram train qui aurait été livré depuis fin 2017.
En lieu et place nous avons une partie de NRL dont les piliers donnent déjà des signes de fatigue et même Dieu ne doit pas savoir la livraison de l'autre partie c'est pour quand.
Si demain madame la présidente perdait l'élection il est à craindre que le projet soit classé une fois de plus aux rang des oubliettes.
C'est pour quand l'amélioration de l'aéroport de Pierrefonds ???
Moitié la route veut reprendre la politique. Pour se servir encore ?
N'oublions pas Didier robert qui a supprimé le Tram Train de Verges.
Tout comme mdoihoma ou le maire de l'étang salé qui ́ n'ont rien prouvé et qui veulent etre président de region. Pauvre Réunion.
Bonjour. Vous avez entièrement raison :si ce freluquet d'ancien président de la Région n'aurait pas mis le projet de PAULO à la poubelle il y aurait longtemps que ce tram train nous aurait servi:responsables politiques débiles !!!!!????
Tout ce qui nous tombe sur la tête est dû aux électeurs toxiques des électeurs faisant partie des employés municipaux chouchoutés par les élus ,afin de servir leurs réélections ,voilà pourquoi nous subissons cette situation.ils n'ont rien dans la tête, obéissant aux élus qui les ont recrutés la voix de ses maîtres.
Oui c'était un magnifique projet qui devait très vite s'étendre à toute l'île (on y serait peut-être déjà !).