Le PLR s’indigne du rire de mépris de patrons d’entreprise lorsque, lors d’un rassemblement du Medef, un candidat à l’élection présidentielle propose d’augmenter le SMIC, c’est-à-dire le salaire de celles et ceux qui travaillent. (Photo AFP)
Nous savons les difficultés que peuvent rencontrer les petits entrepreneurs qui suent pour faire vivre leur entreprise. Mais les "gros patrons" réunis au Medef ne peuvent pas prétendre que l’augmentation des salaires serait une plaisanterie lorsqu’ils représentent des entreprises qui disposent de moyens considérables et dont les profits progressent.
Ils rient du salaire de celles et ceux qui, malgré leur emploi, peinent à remplir leur caddie, à payer leur loyer et à finir leur mois. Pendant ce temps, la part de la valeur ajoutée qui revient au capital et à la finance n’a cessé de progresser.
Ce rire est celui de l’égoïsme des ventres pleins. Il traduit un mépris de classe pour celles et ceux qui vivent leur travail non comme une rente, mais comme le moyen de faire vivre leur famille.
À La Réunion, où la vie chère étrangle les familles populaires, ce mépris est d’autant plus indécent.
Le Smic n’est pas une blague. La dignité des travailleurs non plus.
POUR LA RÉUNION
